Le chat aurait été enfermé 24h... Photos : Shutterstock
Le chat aurait été enfermé 24h... Photos : Shutterstock
Huguette Champoux avait quitté son domicile, qui était à vendre, pour se rendre à son chalet. Pendant son absence, le courtier immobilier a supervisé une visite.

Mme Champoux avait laissé une note demandant de laisser la porte de la chambre ouverte. Mais la porte est restée fermée...

« Laissé seul pendant vingt-quatre heures dans la chambre, le chat s’y est soulagé souillant le lit de la demanderesse d’urine et d’excréments », résume le juge, Alain Trudel.

Mme Champoux, qui affirme avoir tout jeté à cause de l’odeur, demandait une compensation de 3 880,97 $ à son courtier immobilier, soit les frais de sa nouvelle literie.

Le magistrat n’a toutefois pas donné raison à la demanderesse, dans un jugement rendu le mois dernier.

Selon lui, la dame n’a pas réussi à prouver que le chat avait été enfermé par la faute du courtier immobilier.

Celui-ci affirme ne pas avoir vu la note sur le comptoir, et ne même pas avoir été conscient qu’il y avait un chat dans la demeure. Il ajoute qu’il a l’habitude de laisser le domicile dans le même état qu’il l’a trouvé; et que si la porte de la chambre avait été ouverte, il l’aurait laissée ouverte.

« En réclamant la valeur de remplacement à neuf des biens perdus en raison des agissements de son chat sans présenter de preuve probante de la possibilité de réduire ses dommages, par exemple en nettoyant la totalité ou une partie de la literie, la demanderesse ne respecte pas le principe de la minimisation des dommages » a ajouté le juge Trudel.

Le magistrat condamne également la demanderesse à payer la somme de 103$ au défendeur, à titre de frais de justice.