Mamadi Camara a été libéré mercredi par le tribunal à la lumière de nouvelles preuves apportées dans le dossier. Photo : Radio-Canada
Mamadi Camara a été libéré mercredi par le tribunal à la lumière de nouvelles preuves apportées dans le dossier. Photo : Radio-Canada
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) s’est justifié jeudi d’avoir déposé des accusations contre Mamadi Camara en expliquant la chronologie du dossier d’enquête.

Si « en principe » le procureur doit avoir un dossier complet lorsqu’il autorise le dépôt d’une accusation, « il n’est pas exceptionnel que le procureur porte des accusations même lorsque le dossier n’est pas complet », écrit Audrey Roy-Cloutier, porte-parole du DPCP.

Elle explique que le 28 janvier, en fin d'après-midi, l’agent Sanjay Vig « est attaqué alors qu’il procède à la remise d’un constat pour une infraction au Code de la sécurité routière ».

Le 29 janvier, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) transmet une demande d’intenter des procédures au DPCP avec la preuve disponible à ce moment.

En après-midi, Mamadi Camara comparait sur la base de ces éléments de preuve. Avec son consentement, l’enquête sur mise en liberté est alors reportée une première fois au 1er février, et une seconde fois au 3 février.

Le 3 février, « de nouveaux éléments de preuve sont transmis au DPCP », dit-elle.

« À la lumière de l’ensemble de la preuve alors disponible », le DPCP en vient à la conclusion qu’il n’est plus possible de soutenir les accusations à l’égard de Monsieur Camara et, par conséquent, ordonne un arrêt des procédures permettant sa libération immédiate.

« Étant donné qu’une enquête est toujours en cours dans ce dossier, et par respect pour le processus judiciaire, le DPCP ne formulera pas d’autres commentaires », est-il écrit.