Le vice-doyen à l’administration des programmes Nicolas Vermeys. Photo : Site web de l'Université de Montréal
Le vice-doyen à l’administration des programmes Nicolas Vermeys. Photo : Site web de l'Université de Montréal
Alors que des professeurs se démènent pour offrir à leurs étudiants des cours en ligne intéressants, d’autres ont plutôt choisi de faire le strict minimum, selon un article anonyme publié dans Le Pigeon Dissident, le journal des étudiants en droit de l’Université de Montréal.

L’auteur affirme que, pour deux des cinq cours à son horaire cette session, la qualité d’enseignement laisse à désirer. Un chargé de cours se contenterait de téléverser des enregistrements audios de piètre qualité des cours donnés l’année dernière. Avec une rencontre Zoom mensuelle d’une heure trente minutes avec sa classe, c’est ce qui remplace les trois heures de cours hebdomadaires qui seraient normalement au programme.

Pour un autre cours, l’enseignement se limite à des rencontres audio, sans support visuel, car la connexion internet est trop faible dans la maison de campagne où le chargé de cours a choisi de s’établir pour la durée de la pandémie.

Les étudiants ont pourtant payé les mêmes frais d’inscription et ils devront passer le même examen d’admission au Barreau ou à la Chambre des notaires du Québec, déplore l’auteur.

Il ne blâme toutefois pas les enseignants mais s’en prend à la faculté, qui leur permet, selon ses dires, de privilégier la méthode d’enseignement de leur choix en invoquant la liberté académique. Une justification qui ne satisfait pas l’auteur. « Serait-il acceptable pour un.e professeur.e, en temps normal, d’annuler toutes les séances en classe et de seulement faire parvenir des enregistrements audios de 45 minutes en contrepartie ? » écrit-il.

Du côté de la faculté, on se défend bien de ne pas fournir un enseignement à la hauteur des standards habituels. « Depuis le début de la pandémie, nous offrons des séminaires, des formations et du support à l’ensemble de notre personnel enseignant afin d'aider les professeurs et chargés de cours à offrir leurs cours en ligne », souligne le vice-doyen à l’administration des programmes Nicolas Vermeys, ajoutant que les enseignants sont évalués par les étudiants et que ceux dont l’évaluation est trop faible sont rencontrés par l’administration.

Le vice-doyen souligne également qu’un processus de plainte a été mis en place il y a quelques années déjà. Ce mécanisme permet aux étudiants d'informer l’administration facultaire de toute situation jugée problématique et à la faculté d’assurer un suivi pour chaque plainte. « Il nous est toutefois impossible d’assurer un tel suivi lorsqu’une plainte est portée à notre attention par le biais d’un article anonyme dans le journal étudiant contre un chargé de cours qui n’a lui-même pas été identifié », conclut-il.

Le Pigeon s'excuse

COMMUNIQUÉ

En janvier dernier, le journal Le Pigeon Dissident a publié une lettre d’opinion anonyme critiquant...

Publié par Le Pigeon Dissident sur Mercredi 10 février 2021