Les instigatrices de la page Facebook « Dis Son Nom » devront révéler leur identité. Photo : Facebook
Les instigatrices de la page Facebook « Dis Son Nom » devront révéler leur identité. Photo : Facebook
La Cour supérieure du Québec ordonne aux deux administratrices de dévoiler leur identité, ainsi que celles de leurs dénonciateurs. Elles ont fait part de leur intention de porter cette décision en appel, via une annonce de la firme Arsenault Dufresne Wee Avocats.

Le montréalais Jean-François Marquis poursuit au civil Delphine Bergeron et A.A, les deux créatrices de la page, pour qu’elles lui transmettent une liste de plus de 1 500 dénonciations, relève La Presse:

« Dis son nom » publie le nom de personnes présentées comme des agresseurs sexuels potentiels depuis juillet 2020, dans le but de libérer la parole des victimes et de protéger la société des prédateurs allégués, indique la page.

M. Marquis fait lui-même partie de cette liste. Il a obtenu de la Cour supérieure du Québec de recevoir cette liste. Il réclame également 50 000$ de dommages. Il reproche aux deux administratrices de la page de ne pas lui avoir demandé sa version des faits.

La juge Katheryne A.Desfossés a accueilli la demande de M.Marquis, en soulignant qu’il doit savoir qui l’accuse. Sinon, cela le priverait de son droit à la défense.

« Dis son nom » a mis en pause les dénonciations. « Plus de 1 000 dénonciations sont en attente d’être traitées », mentionne la page.