Allison Wolf et Marshall Goldsmith. Photos : LinkedIn et site web de Marshall Goldsmith
Allison Wolf et Marshall Goldsmith. Photos : LinkedIn et site web de Marshall Goldsmith
Avez-vous ce genre d’avocat à votre cabinet?
  • Un avocat qui exprime son stress avec rage et cris envers les plus jeunes avocats et le personnel de soutien du cabinet.
  • Un avocat qui crie des insanités aux parties opposées tellement fort que tout l’étage peut l’entendre.
  • Un avocat qui prend le mérite des idées et du travail des autres.
  • Un avocat qui s’attend à ce que tout le monde suive les règles qu’il transgresse lui-même parce qu’il est là depuis longtemps.
  • Un avocat qui fait régulièrement travailler son équipe jusqu’aux petites heures parce qu’il est désorganisé et qu’il ne délègue qu’à la dernière minute.

On pourrait continuer la liste longtemps.

Dans un article publié sur Slaw.ca, l’avocate Me Allison Wolf a tenté de trouver sur Google ce qu’il faut faire lorsqu’on est confronté à un associé à la personnalité toxique. Tous les articles qu’elle a dénichés conseillaient de trouver un autre emploi.

Me Wolf soutient qu’il y a une meilleure solution. Ça passe par le leadership, et une bonne conversation de la gestion avec l’associé en question.

« Pierre, lancer l'agrafeuse sur le mur en criant, ça ne se fait pas. Si c’est comme ça que tu es et comme ça que tu veux pratiquer, c’est ton choix, mais tu ne pourras pas pratiquer ici. »

Appliquer ses valeurs

On parle ici de valeurs du cabinet qui sont démontrées par des actions concrètes : comportements récompensés, système de rémunération du cabinet, comment le cabinet est géré, comme on y pratique le droit.

Ces valeurs ne veulent rien dire si elles ne sont exprimées que sur le site web du cabinet pour attirer des candidats. Comme on dit, il faut que « les bottines suivent les babines »!

C’est précisément lorsqu'un cabinet doit faire face à un associé toxique que ses vraies valeurs se montrent le nez.

Votre cabinet met-il ses valeurs en pratique?
Comment ces valeurs sont-elles appliquées dans le cas d’un « bully » au bureau?
Si votre cabinet tolère le comportement d’un associé toxique parce qu’il rapporte gros, qu’est-ce qu’on peut en déduire au sujet de ce cabinet?
Pourquoi les cabinets les tolèrent-ils, d’ailleurs? Parfois, c’est pour éviter le malaise d’avoir à gérer cette situation. Parfois, le cabinet ne veut pas perdre le revenu apporté par l’associé.

Au final, ne rien faire fait en sorte que le cabinet devient complice des actions de l’associé toxique. Ce qui mène à une épineuse question : est-ce que quelqu’un peut changer son comportement?

La réponse brève, c’est oui. Selon l’éminent coach professionnel Marshall Goldsmith, il s’agit simplement de cesser d’être un « trou de cul ».

Alors à noter sur une carte, monsieur l’associé toxique, et vous la traînerez partout avec vous :
  • Je n'interrompt pas les gens en réunion;
  • Je ne m’attribue pas le mérite du travail des autres;
  • Je ne crierai pas de sacres au bureau.

Vous voyez l’idée. Si un avocat ne parvient pas à pratiquer sans crier à la tête de son équipe, il peut aller ailleurs. Tout le monde en sera gagnant, et le cabinet ne s’en portera que mieux.