Le juge Bernard Synnott. Photo : Archives
Le juge Bernard Synnott. Photo : Archives
« Bien que le Tribunal soit généralement ouvert aux accommodements, il est d’avis qu’ici les limites sont atteintes ».

Ces mots, rapportés par La Presse, ont été écrits par le juge Bernard Synnott, de la Cour supérieure du Québec.

Le magistrat a refusé qu’un père de famille puisse passer sa quarantaine avec des enfants, ce qui aurait pour effet de chambouler leur horaire de garde partagée.

« En d’autres mots, il voudrait que Madame s’ajuste aux choix que Monsieur fait sans la consulter. Il dicterait donc l’agenda de la garde au gré de ses voyages », ajoute le magistrat, toujours selon La Presse.

L’homme en question a visité à l’étranger son ami de cœur, qui réside en Europe. Il a rendu visite à celle-ci à plusieurs reprises depuis le début de la pandémie.

Le juge Synnott, qui considère de tels déplacements comme non essentiels, a insisté sur la responsabilité personnelle du père de famille.

Ce dernier a critiqué son ex-conjointe, qui lui a interdit de rattraper le temps perdu avec leurs enfants.

« Se plaindre d’un manque d’accès à ses enfants durant des semaines en raison de choix personnels contraires aux consignes de l’État paraît pour le Tribunal, contraire au sens commun. Le Tribunal considère que dans les circonstances, Monsieur plaide sa propre turpitude », a-t-il écrit, toujours selon La Presse.

Le magistrat a aussi refusé que les enfants soient confiés à leur grand-mère en l’absence du père.