La juge Vicky Lapierre. Photo : Archives
La juge Vicky Lapierre. Photo : Archives
Une nouvelle semaine, de nouvelles affaires judiciaires !

Droit-inc vous montre les récentes activités de criminalistes… histoire de souligner leurs bons et moins bons coups.

Tour d'horizon.

Une condamnation pour Walmart

La juge Vicky Lapierre, de la Cour du Québec, a condamné le géant américain à verser 14 000 $ à une mère de Sept-Îles. Des photos de ses enfants se sont retrouvées dans un calendrier publicitaire sans son autorisation.

Le calendrier en question a été produit par une succursale Walmart.

« Le calendrier consiste en 13 photographies qui comprennent toutes des images des enfants de la demanderesse. Sur les images, les enfants sont facilement identifiables et plusieurs photos représentent des gros plans de leur visage », indique le jugement selon Le Journal de Montréal.

La magistrate estime que la succursale de Walmart a porté atteinte à la vie privée des jeunes enfants.

« L’utilisation de l’image d’une personne sans son consentement constitue une atteinte à la vie privée », toujours selon le quotidien.

La partie plaignante se représentait elle-même, tandis que Walmart n’a envoyé personne pour la représenter.

« Bien que dûment notifiée, la défenderesse fait défaut de se présenter devant le Tribunal et de présenter une contestation », indique le jugement.

Un récidiviste plaide coupable

Michel Cox, qui a violé huit femmes et adolescentes par le passé, a récidivé en kidnappant une jeune fille de 16 ans, l’été dernier.

L’homme de 44 ans a plaidé coupable mardi dernier au palais de justice de Montréal de trois chefs d’accusation, dont un d’enlèvement, devant la juge Marie-Josée Di Lallo de la Cour du Québec.

Michel Cox est représenté par Me Diane Chartier tandis que la Couronne est représentée par Me Olivier Charbonneau, rapporte La Presse.

Notons que le prédateur a kidnappé une adolescente de 16 ans l’été dernier en se faisant passer pour un policier sur la rue Saint-Viateur, dans Outremont. Cette dernière, menottée, a tout de même réussi à s’enfuir en ouvrant la portière du véhicule où elle se trouvait.

Michel Cox a ensuite été arrêté à Saint-Jérôme au terme d’une course-poursuite.

À la demande de la Couronne, le récidiviste suivra une évaluation psychologique à l’Institut national de psychiatrie légale Philippe-Pinel, avant de connaître les observations sur sa peine.

Une sentence pour un grand-père

Le juge Rosaire Larouche a condamné Marco Tremblay, un grand-père d’une soixantaine d’années, à 36 mois de prison, dans le district judiciaire de Roberval.

M. Tremblay a leurré des adolescentes sur internet en plus de leur extorquer des faveurs sexuelles.

« C’est une peine sévère pour un type de crime trop répandu. Mais continuez dans vos démarches, car je suis persuadé que vous n’auriez pas aimé que ça arrive à l’un des vôtres », a déclaré le magistrat selon Le Quotidien.

La poursuite, représentée par Me Anne-Julie Guay, demandait une sentence de 42 mois de pénitencier. L’avocate de la défense, Me Caroline Jennis, demandait deux ans de prison.

Le magistrat et la Couronne ont notamment tenu compte des remords manifestés par l’accusé comme facteur atténuant, alors que Marco Tremblay aurait pu être condamné à une sentence de 48 mois en vertu de la jurisprudence.

« J’ai beaucoup de peine ; j’ai un malaise ; j’ai fait mal aux victimes et je le regrette », avait déclaré l’accusé lors des représentations sur sentence, selon Le Quotidien.

Marco Tremblay a plaidé coupable, pour, dit-il, éviter d’« imposer la tenue d’un procès » à ses deux victimes ».