Me Julien Boulianne. Source : Archives
Me Julien Boulianne. Source : Archives
À chaque question, sa réponse… Et maintenant, quels événements ont marqué l’actualité judiciaire dans le courant de la semaine dernière ?

Droit-inc dresse un portrait de la situation en vous rapportant l’histoire de criminalistes.

L’ex-directeur d’une résidence pour aînés accusé d’agression sexuelle

L'ex-directeur de la résidence privée pour aînés Laterroise de Saguenay, Benoît Bilodeau, est accusé d'agression sexuelle. Les événements reprochés à l'homme de 60 ans se seraient produits au printemps dernier alors qu'il était toujours en fonction, rapporte Radio-Canada.

Benoît Bilodeau a été formellement accusé mardi au palais de justice de Chicoutimi.

La représentante de la direction des poursuites criminelles et pénales, Me Nicole Ouellet, et l’avocat de l’accusé, Me Julien Boulianne, n’ont pas voulu commenter le dossier.

La juge de la Cour du Québec, Isabelle Boillat, a émis une ordonnance pour interdire la publication de renseignements qui permettrait d’établir l’identité de la victime ou d’un témoin.

Le CIUSSS du Saguenay-Lac-Saint-Jean avait relevé le conseil d'administration et le directeur général de leurs fonctions ce printemps, le temps que se fasse une enquête judiciaire et administrative, toujours selon Radio-Canada.

Sylvie Dassylva, qui occupe depuis peu la présidence de la Résidence Laterroise, n’a pas été en mesure de préciser si Benoît Bilodeau conserve un lien l'emploi avec l'organisation. Elle a cependant précisé qu'il n'est plus en fonction puisqu'une nouvelle directrice a été nommée de façon intérimaire.

Me Rachelle Pitre. Source : Archives
Me Rachelle Pitre. Source : Archives
Le dossier Wiseman de retour en cour

Le dossier de Luc Wiseman est retourné en cour le temps d’une courte audience, rapporte le Journal de Montréal. Le producteur québécois est accusé d'agression sexuelle sur une mineure.

« Nous lui avons remis de la preuve supplémentaire ce matin, afin que la défense puisse se positionner lors de la prochaine audience », a expliqué au Journal de Montréal Me Rachelle Pitre à sa sortie de la salle d’audience du palais de justice.

Me Pitre n’a pas précisé le contenu de la preuve ou encore s’il s’agissait d’éléments informatiques.

M. Wiseman n’a pas assisté à l’audience de mardi dernier. Il était représenté par son avocat. Une ordonnance de non-publication interdit de révéler des détails qui permettraient d’identifier la victime.

La prochaine audience aura lieu en novembre prochain. M. Wiseman pourrait à ce moment confirmer s’il opte pour un procès, s’il souhaite participer à une enquête préliminaire ou s’il préfère plaider coupable, toujours selon le Journal.

Une poursuite au civil contre le directeur du BEI

Me Pierre Goulet, le directeur du Bureau des enquêtes indépendantes, est poursuivi pour 2,25 millions de dollars par trois victimes du prédateur sexuel André Pépin, signale Le Journal de Montréal.

Elles sont représentées par le cabinet Arsenault Dufresne Wee Avocats.

Les trois victimes reprochent à Me Goulet d’avoir rejeté, dans les années 1990, leurs plaintes en dépit de recommandations formulées par la police. Me Goulet travaillait à l’époque comme procureur de la Couronne.

« Me Pierre Goulet a gravement manqué à son devoir de poursuivre les infractions criminelles et de protéger le public, car par sa faute (deux adolescents) ont été victimes d’André Pépin », affirment les plaignants dans une nouvelle version d’une poursuite civile, déposée au palais de justice de Montréal.

Me Pierre Goulet. Source : Rapport annuel de gestion 2019-2020 du Bureau des enquêtes indépendantes
Me Pierre Goulet. Source : Rapport annuel de gestion 2019-2020 du Bureau des enquêtes indépendantes
Le Journal de Montréal indique qu’il s’agit, plus précisément, d’un amendement à une procédure entamée contre l’État en 2019. Les plaignants réclament 450 000 $ à Me Goulet. Ils demandent que les 1,8 million restant soit réparti entre Me Goulet et l’État.

André Pépin a drogué et violé des adolescents dans la région de Sorel-Tracy dans les années 1990. Il a été reconnu coupable en 2013 de 25 chefs d’accusation, notamment d’avoir agressé les trois plaignants.

Les documents judiciaires reprochent à Me Goulet d’avoir rejeté, à l’époque, les plaintes des victimes, ainsi que sa « mauvaise foi » envers le travail des policiers, qui privilégiaient la voie des poursuites, toujours selon Le Journal de Montréal.

Contacté par Droit-inc, Me Goulet n’avait pas répondu à nos demandes d’entretien au moment d’écrire ces lignes.