Les notaires Justine Elsiger, Jonathan Perron et Dominique Plourde. Sources : Facebook et sites web de Savard Perron Ouellet et de Cain Lamarre
Les notaires Justine Elsiger, Jonathan Perron et Dominique Plourde. Sources : Facebook et sites web de Savard Perron Ouellet et de Cain Lamarre
C’est surtout dans l’immobilier que les demandes se sont mises à grimper en flèche dans le contexte de la pandémie, selon Justine Elsiger, notaire chez Simard Monast Notaire à Alma. Elle estime que les achats de résidences principales et de chalets ont pratiquement doublé.

« Beaucoup de gens de l’extérieur viennent s’établir ici et beaucoup d’autres ont décidé de quitter leur loyer pour s’acheter une résidence. Il y en a aussi qui ont mis leur maison en vente pour en racheter une plus chère. »

Le fait de ne pas pouvoir voyager et le désir de s’éloigner des grands centres seraient notamment à l’origine du phénomène, précise-t-elle, ajoutant que les propriétés déjà sur le marché avant l’arrivée de la COVID-19 ont presque toutes trouvé preneur tant la demande est forte.

Haut du lac

Même constat dans la MRC de Maria-Chapdelaine, où là aussi, les maisons ont commencé à s’envoler.

« Principalement dans l’immobilier, c’est une année record pour moi et pas mal tous les autres notaires à qui j’ai parlé », affirme d’emblée Jonathan Perron, notaire chez Savard Perron Ouellet à Dolbeau-Mistassini. « J’ai même vendu des choses que je ne pensais jamais vendre ! ».

Le secteur industriel est aussi en effervescence. « Dans le droit des entreprises, il a vraiment beaucoup de travail aussi. Les investissements, les acquisitions et les transferts sont particulièrement fréquents ces temps-ci », rapporte Dominique Plourde, notaire chez Cain Lamarre à Saint-Félicien.

Testaments en hausse

La pandémie a également généré une hausse notable des demandes de nature testamentaire. « Des testaments et des mandats testamentaires, on en a fait comme jamais. »

Si, au début surtout, cette hausse était directement corrélée à celle des décès, Justine Elsiger souligne qu’elle est aussi attribuable à un effet de sensibilisation. « Je crois que les gens ont pris conscience qu’il valait mieux être préparé si jamais il leur arrivait quoi que ce soit. »

De son côté, Dominique Plourde note que les mandats d’inaptitude se sont également faits plus nombreux.

« Avec la pandémie, les personnes âgées qui étaient encore régulièrement stimulées ont perdu une partie de leurs capacités et de leur autonomie à partir du moment où tout a fermé et que le couvre-feu a été instauré », explique-t-elle.

Plus de divorces

Par ailleurs, il semble que la pandémie ait eu raison de certains couples. C’est du moins ce dont témoigne le nombre de demandes de divorce et de médiation familiale traitées par Justine Elsiger, qui a augmenté de 180% en deux ans.

« C’est l’une des plus grosses augmentations qu’on a connues ».

Les raisons qui lui ont été évoquées étaient souvent liées au confinement, telles que la promiscuité prolongée des partenaires, qui était devenue source de tensions.

Note

Ce texte est d’abord paru au Journal le Lac-St-Jean. Il a été rédigé par le journaliste Yohann Harvey-Simard. Il est reproduit ici avec l’accord du journal.