Source: Shutterstock
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Un groupe de travail de l’association du barreau de New York recommande aux cabinets d’avocats de limiter ces heures facturables à un maximum de 1 800 heures par avocat, rapporte Reuters.

C’est pour assurer le bien-être des avocats que ceux-ci devraient plafonner leurs heures facturables.

Mais un tel plafonnement divise l’industrie. Des avocats et des consultants en bien-être applaudissent des deux mains cette préconisation visant à limiter les lourdes charges de travail des avocats.

De grands cabinets ont rapidement fait savoir qu’une telle limite est irréaliste. Ce plafonnement serait aussi une limite posée à la rémunération et à la rentabilité des cabinets d’avocats.

De plus, cette recommandation survient alors que la demande, les tarifs et la productivité sont en forte croissance de 6 % au premier semestre 2021, selon une étude du Wells Fargo Legal Specialty Group.

Et les grands cabinets viennent d’octroyer d’importantes augmentations de salaires aux associés débutants cette année. Ces cabinets accepteraient-ils de continuer à payer de 200 000$ à 500 000$ à des avocats travaillant 40 heures par semaine? Pas sûr… Et comment demeurer disponible 24 heures sur 24 en s’en tenant à une limite aussi basse?

Se déconnecter?

Le groupe de travail du barreau new-yorkais a toutefois proposé d’autres recommandations, plus réalisables. Les avocats devraient ainsi être encouragés à utiliser leurs temps de congés, et à se permettre de se déconnecter quand ils sont absents, propose le comité.

Surtout, en mettant sur la table de telles propositions, le groupe de travail pourrait ouvrir des conversations au sujet du bien-être dans l’industrie, et contribuer ainsi à faire évoluer la culture du surmenage, pointe Reuters.