L’éditeur Michel Brûlé. Source: Radio-Canada
L’éditeur Michel Brûlé. Source: Radio-Canada
Le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) a annoncé mardi avoir obtenu la confirmation officielle de la mort de l’éditeur Michel Brûlé, qui a perdu la vie au Brésil le printemps dernier alors qu’il attendait de connaître sa peine dans une affaire d’agression sexuelle.

L’attestation du décès de l’homme de 56 ans a permis au juge de la Cour du Québec Sébastien Proulx de prononcer un arrêt des procédures dans ce dossier, mettant ainsi un terme à une saga judiciaire qui durait depuis plusieurs mois.

Michel Brûlé avait été reconnu coupable d’agression sexuelle en octobre 2020. Il a perdu la vie à la suite d’un accident de vélo survenu au Brésil le 31 mai dernier.

Preuves manquantes

N’ayant pas en main les documents officiels traduits en français lui permettant de confirmer son décès, le DPCP refusait de demander un arrêt des procédures.

Avec l’aide d’envoyés spéciaux d'Interpol, l’institution a obtenu au cours des derniers mois les preuves qu’elle exigeait pour confirmer la mort de Michel Brûlé, notamment le certificat de décès signé par un médecin légiste, le rapport d’identification du corps et la déclaration de décès produite par le ministère de la Santé du Brésil.

Après s’être assuré de leur authenticité, le DPCP les a fait traduire du portugais au français. Il a également été en mesure de confirmer que les empreintes digitales prélevées par les autorités brésiliennes sur le corps de Michel Brûlé étaient bien les siennes. Pour ce faire, elles ont été comparées avec les empreintes prélevées au Québec lorsque le disparu était en vie.

La procureure du DPCP responsable du dossier, Me Valérie Lahaie, a déposé les documents mardi matin au palais de justice de Québec. Elle a demandé et obtenu du juge Proulx qu’il prononce un arrêt des procédures.

L’identité de la victime révélée

À la demande de la victime de Michel Brûlé, le juge a par ailleurs accepté de lever l’ordonnance de non-publication qui protégeait jusqu’ici son identité. Il s’agit de l’auteure Jill Côté.

Michel Brûlé l’a agressée sexuellement en mars 2014 dans sa résidence du Vieux-Québec.

À la recherche d’un éditeur, Mme Côté s’était rendue à son domicile pour lui présenter des manuscrits.