Source: Shutterstock
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Qui répartit le travail dans votre cabinet? Généralement, ce sont les associés qui s’en occupent.

Cela s’explique par la force de l’habitude et par un préjugé puissant: l’associé serait le mieux placé pour savoir qui peut l’aider le plus efficacement.

L’associé connaît bien les avocats et les collaborateurs du cabinet, et il tend à confier du travail à celui dont il se sent le plus proche. Cette répartition appuyée sur la confiance peut être une bonne chose d’un certain point de vue, mais elle n’est pas forcément la plus efficace, pointe Attorney at Work.

En effet, ce mode traditionnel de répartition peut priver le reste du cabinet des services d’un avocat ou d’un collaborateur qui excelle dans son domaine.

De plus, les avocats surutilisés comme ceux qui sont sous-utilisés ne sont pas poussés à rester au cabinet. Les premiers se retrouvent surchargés de travail, tandis que les deuxièmes voient leur carrière être freinée.

Dans les deux cas, les avocats sont utilisés de manière inefficace, et négativement pour l’intérêt à long terme du cabinet.

Par ailleurs, les avocats de la diversité pourraient être moins sollicités dans ce mode traditionnel de répartition du travail. Après avoir franchi une première barrière, celle du recrutement, ceux-ci pourraient se voir confier moins de gros dossiers. Leur expertise unique dans certains domaines pourrait aussi être peu mise en avant.

Enfin, le passage au mode de travail hybride rend encore moins efficace le mode traditionnel de répartition des tâches. En effet, l’éloignement entre les professionnels complique l’identification des collaborateurs disponibles et compétents… à moins d’utiliser un système de répartition des tâches fondé sur les compétences.

C’est pourquoi des cabinets nomment un responsable des ressources afin de veiller à ce que les affectations soient équitables.

Cette personne peut s’appuyer sur une technologie, comme un système de suivi de la disponibilité, qui lui permet de visualiser l’activité des avocats. Un filtre peut lui permettre de vérifier la disponibilité des avocats pour tel projet, en fonction de leurs qualifications et de leur expérience.

Il s’agit d’une façon de rendre la répartition moins sujette à la proximité entre les personnes, et de faire bénéficier tout le cabinet des talents de chaque collaborateur.