Dominique Vallières et Jonathan Warin. Source: Site web de Lavery
Dominique Vallières et Jonathan Warin. Source: Site web de Lavery
Le cabinet Lavery réclame 319 128 $ à l’un de ses anciens clients, l’entrepreneur Pierre-Olivier Martin.

M. Martin est décrit comme « l’âme dirigeante » et « l’alter ego » de trois entreprises qui ont retenu par le passé les services de Lavery : Martin FPP, S.R. & Martin et La Corporation PRM Martin.

Chacune des entreprises détiendrait une créance vis-à-vis du cabinet, révèle la demande introductive d’instance. Elle a été déposée au palais de justice de Montréal le 9 décembre dernier.

Dans le cas de Martin FPP, celle-ci s’élève 119 091 $, tandis qu’elle s’élève à 193 389 $ pour S.R. Martin. La troisième entreprise, La Corporation PRM Martin, aurait omis pour sa part de payer des honoraires de 6 647 $.

Lavery est représenté à l’interne par Dominique Vallières, à l’emploi du cabinet depuis juillet 2009, année de son admission au Barreau.

Joint par Droit-inc avant la période des Fêtes, le cabinet a décliné notre demande d’entretien. Pierre-Olivier Martin en a fait autant.

« Relation de confiance »

En tout, les entreprises détenues par M. Martin auraient négligé de payer 37 factures qui ont été émises par Lavery ces dernières années.

À noter que Jonathan Warin, qui est à l’emploi de Lavery depuis 2007, s’occupait des dossiers de M. Martin du temps où il était un client du cabinet.

« Si (Lavery) a accepté de travailler dans tous ces dossiers sans être payée au fur et à mesure, ce n’est qu’en raison de la relation de confiance établie entre Pierre-Olivier Martin et l’avocat en charge des dossiers, Me Jonathan Warin, a qui le défendeur a assuré à plusieurs reprises qu’il paierait les frais de (Lavery) et s’engageant personnellement à cet égard », indique la demande introductive d’instance.

Le cabinet soutient qu’il n’aurait « jamais » accepté de travailler si longtemps sans être payé sans de telles « assurances ».

Il estime que Pierre-Olivier Martin s’est porté personnellement responsable des sommes dues par ses entreprises.

Une poursuite d’un demi-million

Dix sous-traitants ont déposé en juin 2018 une demande introductive d’instance contre M. Martin. Embauchés pour participer à la construction de trois immeubles à Magog, ils alléguaient ne pas avoir été rémunérés, demandant la vente des immeubles de M. Martin pour obtenir la somme d’un demi-million de dollars.

La juge Line Samoisette, dans un jugement rendu le 2 août 2019, condamnait Martin FPP a versé aux dix sous-traitants les créances qu’ils réclamaient.

Martin FPP a tenté de faire appel de cette décision, mais les juges François Doyon, Geneviève Marcotte et Lucie Fournier ont rejeté sa demande.