Me Morissette a fait son stage dans un grand bureau à Québec, mais après un contrat de 6 mois, celui-ci n’a pas été renouvelé. Ce fut l’élément déclencheur pour se lancer à son compte...

Après un rapide passage en entreprise nominale, Me Morissette a été élue députée de Charlesbourg à l’Assemblée nationale, en 2007. Porte-parole de l’opposition officielle en matière d’immigration et de communautés culturelles, elle a été la plus jeune femme de l’histoire de l’Assemblée Nationale à présider une commission permanente, la Commission de l’Économie et du travail.

Quelques jours avant le début de la campagne électorale qui a mené à sa défaite en décembre 2008, Me Morissette a accouché de son premier enfant.

Nouvelle vie, nouveaux défis

Après son congé de maternité, elle est prête à retourner au travail mais son plus grand défi, avec ses nouvelles responsabilités de maman, est de garder le plus possible le contrôle sur son horaire afin de trouver un équilibre travail- famille qui lui convient.

Elle se joint donc à une société en participation d’une dizaine d’avocats située près de chez elle, question de minimiser avant tout le temps de déplacement.

Son objectif est de travailler à temps partiel, et une chance pour elle sa demande est bien reçue.

« Je garde mes vendredis pour faire une journée maman-bébé et si j’ai trop de travail, j’en emmène à la maison pour en faire le soir ou pendant la sieste de bébé ».

Il faut trouver la bonne structure

Un des avantages dont bénéficie Me Morissette pour concilier travail-famille est le fait que le loyer pour son espace de bureau et autres services administratifs est basé sur un pourcentage des honoraires facturés. Par conséquent, elle demeure plus en contrôle de son horaire de travail et arrive ainsi plus facilement à pallier ses obligations familiales tout en ayant beaucoup moins de pression quant au temps facturé et aux obligations financières de sa pratique.

De plus, les avocats de son bureau travaillent en étroite collaboration et avec un esprit d’équipe et d’entraide incomparables, ce qui contribue au succès et à l’essor du bureau, tout en permettant à chacun des avocats d’atteindre ses objectifs personnels.

À la question de savoir si elle se sent aussi efficace qu’avant d’avoir des enfants, Me Morissette répond qu’elle l’est encore plus ! En effet, les obligations familiales en ajout, il faut être encore plus organisée et productive et optimiser davantage chaque heure de la journée.

Idée pour améliorer la qualité de vie des avocates-mamans

Me Morissette suggère que si un horaire flexible ne peut être envisagé, les bureaux devraient considérer offrir, seuls ou en partenariat avec d’autres, un service de garde sur place ou à proximité, comme le font déjà certaines entreprises.

Dites-moi, est-ce que cela vous parait réalisable ?