L’honorable Marie Deschamps a travaillé avec Me Philippe Casgrain de 1980 à 1983, comme avocate, puis, comme associée, jusqu’en 1990, au sein du cabinet Byers Casgrain. Ils sont par la suite restés en contact à travers différentes activités sociales en Estrie.

« Lors de ma première entrevue chez Byers Casgrain, le contact avec Me Casgrain a été déterminant, dit-elle. Il m’a donné l’envie de travailler avec lui. »

Sa première intuition ne l’aura pas trompée. « C’était un gars enthousiaste, d’une vivacité incroyable, dit-elle. Il aimait la vie et savait le transmettre. »

Comme patron, puis comme associé, la juge se souvient d’un homme qui aimait le travail d’équipe et était capable de faire confiance aux autres et d’intégrer leurs idées. « Il n’avait pas de problème d’égo », dit-elle.

Comme avocat, c’était, selon Marie Deschamps, quelqu’un qui savait prendre en main les intérêts de ses clients. « C’était un plaideur comme il n’en existe plus. Il pouvait citer Balzac ou des tirades latines, sans que cela ne passe pour désuet. Il était aussi capable de présenter une cause de façon irrésistible et originale. Cela dépassait le seul plan juridique. »

« Comme héritage, je garderais de lui cette couleur dans la façon de présenter une argumentation juridique et le souvenir qu’il ne faut pas être fermé à utiliser son imaginaire et à la créativité. »