Cette conférence annuelle a pour but d’informer, d’enseigner et de discuter des technologies de l’information, mais par la lorgnette bien particulière du droit.

Plus de 25 sujets y ont été abordés allant des applications pour téléphones intelligents pour juristes, à comment introduire un plus grand usage des TI à la Cour, l’état de l’e-discovery au Québec, les métadonnées et leur utilité juridique, le web 2.0 comme menace pour la valeur des connaissances juridiques, le cloud computing et j’en passe.

Les ateliers se déroulaient soit en français, soit en anglais, selon la langue préférée par le conférencier ou la conférencière.

Malgré les apparences et le titre des ateliers, il n’était pas nécessaire d’être un pro de l’informatique pour trouver de l’intérêt à cette conférence. Le slogan était d’ailleurs : « Si vous utilisez un ordinateur, this conference is for you. »

Quelques sujets étaient assez ardus, mais, en général, les propos étaient accessibles et bien vulgarisés.

Mon sujet favoris a été « Paper reduction strategies for law office », animé par Me Jean-François De Rico, de chez Langlois Kronstrom Desjardins et Me Dominic Jaar.

J’ai aimé cette présentation autant pour la pertinence du contenu que pour l’énergie des copanélistes.

J’y ai appris plusieurs trucs afin de réduire la consommation de papier (recevoir les télécopies en pdf par exemple) et de mieux utiliser les outils de classification et d’archivage existants (tel que Adobe Acrobat Pro).

Lors de cet atelier, j’étais assise à côté du vice-président du Barreau du Québec, Me Louis Masson, de chez Joli-Cœur Lacasse. Très intrigué par ce qu’il voyait sur mon écran d’ordinateur, il m’a posé plusieurs questions sur Tweetdeck, l’application d’utilisation de Twitter que j’utilise. Sachez que le futur bâtonnier du Québec est très ouvert aux technologies de l’information.

Jouant à la journaliste en herbe, j'ai voulu en savoir plus. Et bien, Louis Masson m'a expliqué qu'il avait fait campagne pour le bâtonnat, notamment, sur ce thème de la présence et l’usage des TI dans notre profession. Affaire à suivre pendant son mandat.

Les autres participants à la conférence provenaient de plusieurs domaines de pratique: des avocats en entreprise ou en pratique privée, de chez Téléfilm Canada, de la Caisse de dépôt et de placement, du ministère de la Justice du Canada. J’ai même discuté avec une juge du Tribunal administratif! Je n’ai pas vu de représentants du gouvernement du Québec, mais je n’ai pas parlé avec tout le monde. Fallait bien écouter de temps en temps !

En résumé, j’ai adoré cette conférence et je recommande à tous les juristes d’y participer l’an prochain. De mon point de vue, l’avenir ne peut s’envisager sans les technologies de l’information et si les juristes ne s’y mettent pas, leurs clients ou leurs commettants auront vite faits d’aller voir ailleurs ou de les forcer à se moderniser.

Et, soit dit en passant, la formation permettait d'être créditée de 12 heures…


Sur l'auteure

Catherine Morissette est avocate à Québec chez Daignault et associés, avocats. Elle travaille principalement en droit civil et corporatif, litigieux ou non. Elle est aussi une redoutable twitteuse!


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