Samuel Beaugé-Malenfant. Source: Radio-Canada
Samuel Beaugé-Malenfant. Source: Radio-Canada
Samuel Beaugé-Malenfant, un ex-avocat et ancien entraîneur de hockey pour des jeunes, a été reconnu coupable de voyeurisme et de production de pornographie juvénile.

La décision a été rendue par le juge Érick Vanchestein, de la Cour du Québec.

En août 2018, Samuel Beaugé-Malenfant a installé une caméra cachée dans un radio-réveil de la salle de bain d'un chalet où il recevait un couple d'amis et leurs trois enfants à Orford.

Les parents s'en sont rendu compte et l'ex-avocat a été arrêté par la Sûreté du Québec et la Régie de police de Memphrémagog le soir même.

Les policiers ont saisi son ordinateur portable, son cellulaire et des éléments trouvés dans un sac de transport.

Après avoir analysé ce contenu, 38 chefs d'accusation ont été portés contre M. Beaugé-Malenfant, dont 30 de voyeurisme sur des jeunes, 2 de contacts sexuels sur des adolescents de 14 ans, et 6 de production de pornographie juvénile.

Le tribunal a toutefois fini par exclure toute la preuve récoltée dans ce dossier, puisque la nuit de l'arrestation de M. Beaugé-Malenfant, les policiers n'ont pas respecté son droit à l'avocat.

Par conséquent, Samuel Beaugé-Malenfant a été acquitté de 38 chefs d'accusation. L'homme de 29 ans a seulement été reconnu coupable des événements de voyeurisme et de production de pornographie juvénile s'étant produits au chalet.

Sa peine minimale est d'un an de détention. Son avocat, Maxime Chevalier, a cependant l'intention de contester la constitutionnalité de cette peine.

Le ministère public est représenté dans le cadre de ce dossier par l’avocate Amélie Rivard.