Le chef de la police de Toronto, Bill Blair, affirme avoir été induit en erreur quand il a cru que les policiers pouvaient arrêter toute personne qui se trouvait à moins de cinq mètres de la zone de sécurité, à l'intérieur comme à l'extérieur des clôtures.

M. Blair a décidé de ne pas informer le public quand il a appris, vendredi dernier, que cette règle ne s'appliquait qu'à l'intérieur des clôtures de sécurité.

Le chef de l'opposition ontarienne, Tim Hudak, est d'avis que M. McGuinty doit porter le blâme pour avoir adopté les nouveaux pouvoirs secrètement et pour avoir ensuite tu l'affaire.

La chef du Nouveau Parti démocratique, Andrea Horwath, estime quant à elle que le premier ministre est responsable d'un gâchis qui a porté atteinte aux libertés civiles de la population.

M. McGuinty a refusé d'expliquer pourquoi son cabinet a gardé cette loi secrète, et son entourage a indiqué qu'il ne répondra pas aux questions avant le milieu de la semaine prochaine.