Nawal Sassi. Source: LinkedIn
Nawal Sassi. Source: LinkedIn
Ils sont une vingtaine, soit au moins une personne pour chacune des facultés de droit du pays : l’organisme Étudiants pro bono du Canada (EPBC), fondé en 1996 à Toronto, a dévoilé les lauréats du Prix du juge en chef Richard Wagner.

Ce prix, lancé en 2020, reconnaît la contribution d’étudiantes et d’étudiants bénévoles d’un océan à l’autre du pays à la faveur de services juridiques gratuits.

Tour d’horizon des gagnants du Québec.

Université de Montréal

Nawal Sassi, de l’Université de Montréal, s’est impliquée auprès du Centre de pédiatrie sociale Atlas. L’étudiante en droit a participé à la rédaction d’un rapport sur les conditions de logement à Côte-des-Neiges.

« J’espère que cette enquête révélatrice aidera nos élus à mieux aborder la crise du logement. J’ai aussi le plaisir de co-animer des ateliers sur le droit de l’enfant. En compagnie de jeunes de 9 à 12 ans, nous avons chaque semaine d’enrichissantes tables rondes sur des sujets tels que la cyberintimidation ou encore la discrimination », a déclaré la principale intéressée.

Mme Sassi a œuvré sous la supervision de Katherine Ferguson et Jacinthe Dion.

« L’engagement communautaire est essentiel à l’amélioration de l’accès à la justice et je suis fière d’avoir pu contribuer à cette cause », a-t-elle conclu.

Cloe Vermette. Source: LinkedIn
Cloe Vermette. Source: LinkedIn
Université de Sherbrooke

La lauréate de l’Université de Sherbrooke, Cloe Vermette, a participé à un projet dont l’objectif est de sensibiliser les étudiants du secondaire aux condamnations injustifiées. Mme Vermette s’est impliquée auprès de l’organisme Innocence Canada.

« Dans le cadre de ce projet, j’ai eu l’occasion de faire des présentations sur les condamnations injustifiées et le système judiciaire criminel à des étudiants du secondaire. Ce projet m’a permis de transmettre mes connaissances sur le sujet et ma passion pour le droit criminel à des jeunes qui peut-être seront influencés à, un jour, se retrouver à ma place et faire de l’éducation juridique à leurs prochains », a-t-elle déclaré.

La candidate à la maîtrise dit avoir été charmée par les réactions des étudiants et les questions que ces derniers lui ont posées.

Catherine Hoffmann. Source: LinkedIn
Catherine Hoffmann. Source: LinkedIn
Université du Québec à Montréal

C’est à sa fille Zoé que la gagnante de l’UQÀM a tenu à dédier son prix. Catherine Hoffmann, qui s’est engagée auprès de la Clinique Juridique du Grand-Montréal / Montréal-Nord afin de promouvoir l’accès à la justice.

Elle œuvre d’ailleurs toujours auprès de cet organisme à titre de coordonnatrice des consultations juridiques.

« Mon expérience au sein de la clinique m’a permis de confirmer mon désir d’œuvrer pour un réel changement social en matière d’accès à la justice, car dans ce contexte on voit surtout qu’il y a une insuffisance de l’offre publique face aux besoins, un engorgement des tribunaux, ainsi que des justiciables qui disposent de moins en moins de moyens de faire valoir leurs droits devant les tribunaux. »

Toujours étudiante à l’UQÀM, Mme Hoffmann poursuit ses études à la maîtrise en droit international.

Paige Mihelchic. Source: LinkedIn
Paige Mihelchic. Source: LinkedIn
Université d’Ottawa

Majorie Sarazin s’est impliquée auprès du Centre Elizabeth Fry, une expérience qu’elle décrit comme l’un des moments « phares » de son parcours universitaire.

« L’accès à la justice m’a toujours tenu grandement à cœur, mais c’est en faisant le projet avec le Centre Elizabeth Fry que j’ai vraiment développé une grande empathie et ressenti un désir profond de faire une différence au sein de ces femmes qui cherchent à obtenir plus de temps parental », a mentionné la lauréate pour la faculté de droit civil.

Dans le cadre de son implication bénévole, Mme Sarazin a notamment aidé des femmes à comprendre les étapes nécessaires afin d’obtenir plus d’accès à leurs enfants.

Sa vis-à-vis de la section common law, Paige Mihelchic, a pour sa part mis en relation des personnes handicapées avec des ressources juridiques pour les aider à faire valoir leurs droits.

« J’ai hâte de continuer à promouvoir la culture pro bono tout au long de ma carrière juridique », a-t-elle mentionné.

Justine B. Lépine et Gabrielle Picard. Source: Site web de l'Université Laval
Justine B. Lépine et Gabrielle Picard. Source: Site web de l'Université Laval
Université Laval

L’Université Laval recense cette année deux lauréates : Justine B. Lépine et Gabrielle Picard.

Toutes deux engagées auprès de l’Association de défense des droits sociaux, elles ont pu profiter de leur bénévolat pour en apprendre davantage sur la situation des personnes sans emploi ou en situation de pauvreté.

« Ensemble, Gabrielle Picard et moi avons contribué à éclairer la voie vers l’accès à l’aide sociale en mettant sur pied une formation ainsi qu’un pamphlet explicatif portant sur la contribution parentale », a résumé Justine B. Lépine.

Mme Lépine et Mme Picard ont commencé leur baccalauréat en droit à l’Université Laval en 2021.

Michelle Akim et Deeshay Heeramun. Source: LinkedIn
Michelle Akim et Deeshay Heeramun. Source: LinkedIn
Université McGill

Les gagnants de l’Université McGill se comptent au nombre de deux : Michelle Akim et Deeshay Heeramun.

Les deux étudiants se sont impliqués auprès d’HELEM Montréal, un organisme communautaire qui vient en aide aux communautés LGBTQ+ arabophones de Montréal. Mme Akim et M. Heeramun ont produit deux mémoires pour aider les demandeurs d’asile LGBTQ+ à mieux comprendre le système des réfugiés et de l’immigration.

« En participant à un projet d’Étudiant(e)s pro bono du Canada, j’ai pu acquérir une compréhension beaucoup plus profonde du pouvoir que nous avons, en tant que juristes et étudiant(e)s en droit, de susciter des changements positifs dans nos communautés »,a déclaré Mme Akim au nom des deux récipiendaires.