Josée Aspinall n’a pas peur d’emprunter des chemins peu fréquentés.

Pour rompre avec le stress et la routine, cette jeune avocate qui a travaillé pour Fraser Milner Casgrain, le collège O’Sullivan et le CAIJ n’hésite pas à parcourir des milliers de kilomètres pour se retrouver là où elle décroche vraiment : en Asie.

Dans ses périples, Me Aspinall, membre du Barreau depuis 2004, a rencontré toutes sortes de gens dans toutes sortes de lieux exotiques, en Inde, en Thaïlande, en Indonésie ou en Malaisie.

Surtout, elle a vécu au jour le jour, allant de ville en ville au gré de ses envies.

« Je suis une fille, alors quand je suis au Québec, je suis très organisée, dit-elle ironique. Quand je pars en voyage, j’ai un billet d’avion et pour le reste, je vois quand j’arrive. Si une ville me plaît, j’y reste. Quand j’en ai assez, je trouve un billet de train et je pars pour la suivante. »

La jeune avocate vient tout juste de terminer la 4e édition du livre de Pierre-Claude Lafond, Technique de repérage des sources documentaires du droit.

Elle prépare des charges de cours pour septembre à l’Université de Montréal et à l’Université d’Ottawa.

Entre-temps, elle continuera à parcourir le monde un voyage à la fois.

Image

Josée Aspinall
« Je n’ai jamais eu à tout lâcher pour partir en voyage. J’ai simplement saisi mes opportunités de voyager, entre les études et le travail ou entre deux emplois. »

L’Asie comme mode de vie Josée Aspinall est fascinée par l’aspect à la fois exotique et sécuritaire de l’Asie.

Elle a surtout été dépaysée par l’Inde, parce que la vie y est très différente, et par la Chine, en raison de la barrière de la langue.

Partout ou presque, elle a trouvé ce qu’elle cherchait.

« Je vais en Asie pour rencontrer des gens, pour apprendre et découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles cuisines.

L’Asie permet de vivre des expériences uniques.

Image

L'avocate avec un éléphant
«Je me suis baignée avec un éléphant au Népal, j’ai fait du rafting sur le Gange et j’ai fait de la plongée dans les plus beaux endroits du monde en Thaïlande », dit-elle.

Même si sa passion du voyage l’a amenée au Tibet et en Inde, lieux de pèlerinage pour les bouddhistes et les hindouistes, son intérêt pour l’Asie n’est pas lié à une quête spirituelle.

« J’ai rencontré beaucoup de touristes spirituels occidentaux dans mes voyages. En ce qui me concerne, je suis curieuse de connaître les croyances des gens, particulièrement les histoires des dieux hindous, mais mon intérêt s’arrête là. »

Avocate et globe-trotter

Comment faire pour concilier sa passion du voyage avec les exigences du monde du travail ?

« Lorsque je travaillais chez Fraser Milner Casgrain, j’accumulais mes jours de vacances, même s’il me fallait un an et demi pour partir un mois. On ne m’a jamais reproché de prendre trop de vacances. Tant que les heures sont facturées, il n’y a pas de problème», dit Me Aspinall, qui ajoute que son mode de vie nomade n’a jamais nui à sa carrière.

Pour Josée Aspinall, la découverte d’autres réalités peut être utile à la pratique du droit parce qu’elle permet de relativiser.

« En Inde, la misère est sous nos yeux. Là-bas, on me disait ‘shanti, shanti’, ce qui veut dire ‘Prends la vie du bon côté’, quand je ne trouvais pas tout de suite ce que je cherchais. Ici, tout est pour hier. Au fond, personne ne va mourir si un document arrive une heure plus tard que prévu. Pourtant, après quelques semaines, je suis happée par le rythme nord-américain. C’est peut-être pour cela que je repars », réfléchit Josée Aspinall, qui compte maintenant se lancer à la découverte d’autres continents.