William Belbin. Crédit photo : Jillianne Gignac
William Belbin. Crédit photo : Jillianne Gignac
Étudiant en 2e année au baccalauréat en droit à l’Université de Montréal, William Belbin sait déjà très bien ce qu’il veut.

« Je vois la Course aux stages comme une opportunité pour moi de faire une entrée sérieuse dans le domaine du droit pénal et criminel », lance d’emblée le courseur, qui souhaite trouver un stage formateur dans ce milieu « compétitif et exigeant ».

William Belbin a toujours su qu’il souhaitait pratiquer en droit pénal et criminel et c’est même la raison qui l’a poussé à entamer son baccalauréat en droit.

L’an dernier, il a d’ailleurs été vice-président de première année du Comité de droit pénal à l’Université de Montréal. Il en est désormais le président.

« Mon intérêt pour le droit pénal et criminel a grandi à travers toutes les opportunités que j’ai eues de réseauter avec des avocats de la défense mais aussi de la poursuite, des juges… », fait remarquer le courseur, qui s’y est aussi intéressé à travers des films, des séries et des romans policiers.

« On m’a toujours dit que j’étais un bon négociateur et que j’allais être un bon plaideur plus tard, que j’avais une belle aisance à communiquer », ajoute William Belbin, dont la mère est avocate en droit municipal.

Il n’y a pas que le droit des affaires…

L’étudiant remarque que la Course aux stages touche majoritairement au droit des affaires mais veut montrer aux élèves qu’il y a tout de même de nombreuses opportunités en droit pénal et en droit criminel, que ce soit dans le cadre de la Course, surtout « en défense », ou en dehors.

« Je suis l’exemple que l’on peut faire la Course aux stages en droit pénal et criminel, ce dont on parle moins à la Faculté », pointe-t-il.

Dans sa future pratique, William Belbin sait qu’il devra notamment savoir convaincre un juge. Il se prépare ainsi déjà en tentant de convaincre ses recruteurs qu’il est le candidat idéal.

D’abord à travers une candidature, envoyée durant la période prévue pour, du 3 février 9 heures au 6 février 17 heures… Puis, c’est ce qu’il souhaite, à travers au moins une entrevue.

Le courseur, qui préfère taire le nom des cabinets qu’il a en ligne de mire, ne fait pas partie de ces étudiants de la première heure qui ont envoyé leur candidature le vendredi 3 février à 9 heures.

Il a attendu la fin de semaine, ayant un cours le matin du vendredi, et travaillant par ailleurs l’après-midi au Palais de Justice de Montréal… au Greffe criminel et pénal.

Pour préparer sa candidature, il s’est tourné vers un programme de mentorat offert par sa Faculté. Celui-ci consiste à être jumelé avec un étudiant qui a déjà participé à la Course aux stages et qui devient une personne ressource.

« J’avais écrit un premier jet de lettre, on m’a conseillé de pousser plus loin sur certains aspects et d’en enlever certains autres ». William Belbin s’est aussi tourné vers des amis en 3e année ayant participé à la Course l’an dernier.

Il leur a surtout demandé s’ils le reconnaissaient dans sa lettre. Après une vingtaine de versions, il est aujourd’hui très satisfait de ce qu’il a écrit.

Un « petit stress »

Pour rappel, les appels pour planifier les premières entrevues dans le cadre de la Course aux stages devront être faits pendant une semaine d’appels désignée, soit du 22 février à 9 heures au 24 février 2 à 17 heures.

« C’est sûr que ça va être un petit stress le 22 février, dit-il. Je suis chanceux, ce jour-là je n’aurai pas de cours, je vais être chez moi, debout dès la première heure à attendre avec mon téléphone ».

Il se fait confiance et estime avoir une bonne candidature.

S’il n’est pas appelé pour une entrevue, cet adepte de natation qui a déjà travaillé comme sauveteur, participera à nouveau à la Course l’an prochain et retravaillera sur certains aspects de sa candidature.

Il s’intéressa également à des opportunités en dehors de la Course. Il précise que l’ancienne cohorte de son Comité a rédigé un guide en droit pénal et droit criminel qui répertorie les opportunités s'offrant aux étudiants dans ce domaine.

Et s’il est appelé, il se préparera pour l’entrevue, avec une mentore et des amis qui lui poseront des questions spécifiques. « En droit criminel et pénal, il faut dégager une certaine confiance en soi et savoir se vendre », assure-t-il.

Une chose est sûre, entre le fait d’écrire des lettres, de peaufiner son CV, de réseauter, de se préparer à d’éventuelles entrevues… Quelle que soit l’issue de cette Course aux stages pour lui, l’étudiant est certain que celle-ci lui aura apporté beaucoup.