Chaque année, au moment de la course aux stages, la tradition veut qu'un étudiant de l’UQÀM dénonce l'inégalité dont seraient victimes ses collègues uqamiens, du fait des grands cabinets.

Or, force est de constater que je ne pourrai perpétuer entièrement cette tradition cette année. Car il ressort de la course aux stages actuelle, une nette amélioration du côté des grands cabinets et une équité envers les étudiants de l’UQÀM.

Tout d’abord, et bien que cela déborde du cadre de la course aux stages, je remarque que les grands cabinets sont de plus en plus enclins à inviter les étudiants de l’UQÀM à assister aux activités qu'ils organisent (conférences, déjeuner, etc.), ce qui n’était pas réellement le cas auparavant.

Jean-Philippe Blais, Uqamien de 2ème année de baccalauréat en droit
Jean-Philippe Blais, Uqamien de 2ème année de baccalauréat en droit
Ce premier contact avec les étudiants de l’UQÀM dénote une certaine volonté de la part des firmes, de considérer davantage les uqamiens. Par ailleurs, on remarque que les commandites des grands cabinets ne cessent d’augmenter, bien que graduellement.

D'autre part, les cabinets qui donnaient autrefois l’impression de rejeter catégoriquement les candidatures des étudiants de l’UQÀM lors de la course aux stages, reçoivent de plus en plus de candidats issus de notre université en entrevue. Effectivement, plusieurs de mes collègues ont étonnement été invité à un entretien dans des cabinets qui semblaient bouder indéniablement l’UQÀM depuis des années.

Et jusqu'à preuve du contraire, je note qu'aucun des étudiants de l’UQÀM qui participent à la présente course, n’a encore entendu la fameuse phrase : « vous savez que nous ne faisons pas de droit social dans notre cabinet, alors pourquoi postulez-vous ici ? »

En fait, les grands cabinets semblent reconnaître de plus en plus la qualité de la formation en droit de l’UQÀM.

Pourquoi une telle ouverture ?

Il est évident que cette ouverture est due en grande partie aux rares étudiants de l’UQÀM qui ont obtenu un stage dans une grande firme. Je crois qu’ils réussissent peu à peu à démontrer aux avocats que l’UQÀM est capable de produire des juristes tout aussi compétents que les autres universités.

Néanmoins, il reste encore beaucoup de chemin à faire pour que les étudiants en droit de l’UQÀM soient reconnus à leur juste valeur par tous les grands cabinets. Toutefois, cette petite ouverture de la part de ces derniers démontre que nous avançons dans la bonne direction.

J’ai hâte de voir quel sera le nombre de mes collègues qui décrocheront ce « fameux » stage tant recherché. D’ailleurs, je profite de ces quelques lignes pour souhaiter bonne chance à tous les étudiants en droit, sans exception, qui participent à cette course.

Et sur ces derniers mots, je vous laisse avec une petite métaphore : « si l’habit ne fait pas le moine, sachez que l’université ne fait pas nécessairement l’avocat ».