Le pourcentage d’avocates à exercer au sein des 200 plus grands cabinets juridiques est en baisse, selon l’étude de la National Association of Women Lawyers (NAWL) rapportée par The National Law Journal.

De 48%, elles tombent à 47%. Cela peut sembler anodin sur le papier. Dans la réalité, ce 1% est un pas de plus, vers des occasions en moins.

Autre mauvaise nouvelle pour l’avocate : ses chances d’occuper une place de leader au sein d’un cabinet se voient de plus en plus réduites.

En effet, la majorité des cabinets possède tout au plus deux femmes au sein des comités de direction. Pire : 35% n’en comptent qu’une seule, et 11% n’en comptent aucune, apprend-t-on dans The Careerist.

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« Nous espérons que ces chiffres, clairement en baisse, n’indiquent pas le début d’un déclin de l’embauche des femmes dans la profession », a déclaré sur law.com, Heather Giordanella, présidente de la NAWL.

Les données montrent également que les associées sont moins susceptibles d’être encouragées pour développer leur affaire.

« Quelles que soient les raisons, ce manque de support entrave la progression des femmes au sein des cabinets », peut-on lire dans le rapport.

En outre, la femme associée ne « profite » pas tant que cela. Elles ne sont sont que 15% des associés avec participation aux profits... mais 80% des associés sans participation aux profits.

Les mêmes chiffres qu’il y a … 20 ans. Tremblez.

Inégalités hommes / femmes

L’écart salarial entre avocates et avocats ne date pas d’hier. Cependant, les chiffres sont toujours aussi révoltants.

Et, plus les femmes s’élèvent hiérarchiquement, plus l’écart se creuse.

Ainsi, une avocate ne gagne que 92% du salaire d’un homologue masculin.

Les associées (sans partage des profits) ne gagnent que 95% du revenu d’un homme, au même rang. Avec partage des profits, le pourcentage chute à 86%.

La différence de revenu se monte à combien concrètement ? 70 000 $, pour une firme typique. Aïe.

Cerise sur le gâteau : les primes. Le décalage entre hommes et femmes varie joyeusement de 6 à 8 % selon les cabinets, et les barèmes de rémunération (à échelle fixe ou non) mis en place.

Maigre consolation : 95% des cabinets interrogés déclarent parrainer et encourager les initiatives envers les femmes entre leurs murs. Une vaste majorité, qui, dans les dires, souhaite faire tomber les barrières sexistes.

Poudre aux yeux ou véritable engagement ?

« Ce sondage est un challenge lancé aux cabinets, entre autres afin d’atteindre les 30% de femmes associées d’ici 2015 », affirme une Heather Giordanella, optimiste.

« Ne tirons pas, de ces chiffres, uniquement des conclusions négatives. Le plus important est qu’ils soient entendus et compris par les cabinets », conclut-elle.