Même université de droit, même classe, amis communs : Jean Piette, associé principal chez Norton Rose, et Louise Taché-Piette, qui possède son propre cabinet, étaient faits pour se rencontrer.

« Tu devrais sortir avec Louise ! Elle est gentille, jolie ! », glissaient les amis de Me Piette.

« Si elle est aussi bien, pourquoi tu ne sors pas avec elle toi ? », répondait ce dernier.

37ème St-Valentin pour le couple d'avocats Jean et Louise Piette
37ème St-Valentin pour le couple d'avocats Jean et Louise Piette
Cela ne les a nullement empêchés lors d’un party, de succomber à leurs charmes respectifs.

C’est le début d’une longue histoire. 37 ans passés côte à côte et, 37 St-Valentin.

Comme ils voyagent beaucoup de par leur métier, ils n’ont pas toujours été réunis pour le jour des amoureux, explique Jean Piette.

« Par contre, on se reprend après, à la première occasion. C’est un moment privilégié pour parler de nous deux, des enfants, dans un cadre calme et sans entrave », dit-il.

Madame possède son propre cabinet et traite les procès et poursuites des professionnels accusés d’infractions aux lois et règlements de leur ordre.

Monsieur est un avocat de renom basé à Québec, qui exerce en droit de l’environnement chez Norton Rose.

Le secret de leur longévité ?

« Beaucoup de compréhension, de souplesse, de collaboration », explique Me Louise Taché-Piette, confiant que le métier n’est pas facile et que le conjoint doit impérativement comprendre les diverses contraintes qu’il exige.

« Tous les jours on se dit nos emplois du temps, on essaie parfois de s’organiser pour se retrouver ensemble en même temps, dans la même ville, le même établissement », détaille son époux.

Une logistique qui a cimenté leur union et leur a permis d’élever au mieux leurs cinq enfants.

Quelquefois, entre les sorties de leurs bambins, les rencontres parents/professeurs, les matchs de basket, le chien qu’il faut sortir, s’aimer devient complexe.

« On ne peut pas être superman et superwoman », explique Me Taché-Piette.

Harmonie

Alors, si une aide familiale leur apporte, un temps, du soutien, c’est avant tout leur bonne entente et une vision égalitaire des responsabilités qui maintient leur couple à flot.

« On se comprend l’un l’autre, aucun de nous deux n'est plus important que l’autre », dit Jean Piette.

Ensemble, ils leur arrivent même d’évoquer des dossiers, ils en discutent, « tout en respectant leur obligation liée au secret professionnel », précise l’épouse.

« C’est un facteur de rapprochement, parce qu’il y a une compréhension plus profonde des soucis, des contraintes que nos métiers peuvent causer. L’autre peut esquisser des solutions plus pertinentes étant lui-même concerné par cela », confie-t-il.

Toit, dilemmes, interrogations et lit : ils partagent tout.

Lois, relations avec le client, confrères ou adversaires : rien n’est tabou.

Ce soir, en ce jour de Saint-Valentin, Jean Piette sera à son bureau de Québec, quant à son épouse, elle sera en procès à Montréal. Pour autant : ils passeront la soirée en tête en tête.

Et il se pourrait bien que Me Piette, sous une apparente indifférence, cache en fait quelques surprises…

« Il faut donner l'impression qu'il ne se passera rien alors qu'en réalité, j'ourdis un accueil chaleureux pour la tendre moitié qui revient de loin... et qui a des attentes mais qui ne s'attend pas à ce qui s'en vient... »

Sa femme, Louise, ne cache pas son impatience de retrouver sa moitié, l’homme qui partage sa vie depuis maintenant presque quatre décennies.

« Je compte sur lui et sur son imagination débordante pour acheter les fleurs, passer chez le traiteur et mettre le champagne au froid. Pour le reste, c'est à suivre... »

... mais ça ne nous regarde pas !