Laurent Proulx a obtenu une demi victoire sous la forme d'une injonction interlocutoire provisoire jusqu'au jeudi 12 avril pour son cours d'anthropologie, émise par le juge de la Cour supérieure Bernard Godbout mardi.

La demi-victoire de Laurent Proulx fait des émules au Québec
La demi-victoire de Laurent Proulx fait des émules au Québec
« Depuis les victoires d’Alma (une injonction pour reprendre les cours au cégep) et de Québec, plusieurs dizaines de personnes nous appellent. Il y a un grand intérêt. Les étudiants qui veulent faire la grève ont des droits, mais c’est aussi le cas de ceux qui veulent retourner en classe », a signalé Simon Talbot, porte-parole du Mouvement des étudiants socialement responsables du Québec (MÉSRQ), favorable à la hausse des frais de scolarité.

Même s’il n’est pas en mesure de quantifier le nombre de recours qui sont actuellement en branle, M. Talbot assure que son organisme « offre le support aux étudiants qui veulent faire valoir leurs droits. On leur donne la documentation nécessaire et on les met en contact avec des avocats pour les conseiller ».

À l’Université du Québec à Rimouski (UQÀR), un regroupement spontané de 69 étudiants a envoyé, lundi, une mise en demeure à l’établissement scolaire pour exiger la reprise des cours.

« Techniquement parlant, c’est l’Université qui a suspendu les cours après une seule journée de piquetage, le 27 février. Il y a de bonnes chances que nous déposions une demande d’injection interlocutoire devant la Cour supérieure, en début de semaine prochaine, si les cours ne reprennent pas d’ici là », a fait savoir Marc-André Jourdain, étudiant de 3e année en ingénierie mécanique.

Pas « d’obligation de solidarité »

En parallèle, d’autres étudiants de l’UQÀR tentent de provoquer une nouvelle Assemblée générale de l’association étudiante. Quelque 32 d’entre eux ont déjà signé une pétition exigeant la tenue d’un nouveau vote de grève. À Rimouski, la grève générale illimitée a été reconduite le 12 mars. Un éventuel nouveau vote est normalement conditionné à l’ouverture de négociations avec le gouvernement.

« Ce n’est pas parce que quelque chose a été voté démocratiquement que c’est légal, croit M. Jourdain. L’Association étudiante n’est pas un syndicat et je n’ai pas d’obligation de solidarité. »

Par ailleurs, l’Université du Québec à Montréal a obtenu, mercredi après-midi, une injonction temporaire interdisant aux étudiants de bloquer l’accès à ses édifices.