Lino Zambito a raconté qu'un organisateur de l'ex-ministre libéral David Whissel aurait tenté de lui soutirer 50 000$
Lino Zambito a raconté qu'un organisateur de l'ex-ministre libéral David Whissel aurait tenté de lui soutirer 50 000$
Les faits se seraient déroulés en juin 2007. Zambito, alors patron de la firme Construction Infrabec, reçoit sur son téléphone cellulaire l'appel d'un inconnu.

« Il s'est présenté comme Christian Côté, il m'a dit qu'il était dans l'entourage du ministre Whissel. C'est quelqu'un qui s'occupait d'organisation et de financement pour le compte du ministre Whissell », a raconté Zambito.

Côté lui aurait demandé un montant de 50 000 $ comptant pour le financement du Parti libéral, en échange de l'approbation ministérielle pour le financement d'un projet.

Surpris de cette demande et peu intéressé à donner une telle somme, Zambito rencontre quelques jours plus tard Pierre Bibeau, vice-président de Loto-Québec, et un partisan libéral notoire. Les deux hommes ont été mis en contact par Jean Rizzuto, l'oncle de Zambito. Pierre Bibeau est également le conjoint de l'ancienne ministre de l'Éducation, Line Beauchamp.

Dossier réglé

L'ex-ministre libéral David Whissel
L'ex-ministre libéral David Whissel
« M. Bideau m'a dit : “Écoute, (Christian Côté) c'est quelqu'un qui travaille pour l'organisation du Parti libéral dans le comté de monsieur Whissell. (…) mais je vais régler la situation”. »

Pierre Bibeau aurait alors appelé directement son fils, Alexandre, qui était directeur de cabinet du ministre Whissell.

Il lui aurait alors dit : « Alexandre, j'aimerais que tu avertisses M. Côté de ne plus intervenir auprès de M. Zambito », selon Lino Zambito. « Je vous confirme, il a pris le téléphone et le dossier s'est réglé », a raconté l’entrepreneur sous serment.

« Moi, j'étais honnêtement mal à l'aise. J'ai dit (à Bibeau) s'il y a de quoi à faire, dites-moi le. Il a dit : "Écoutez, le dossier est réglé, en temps et lieu, quand j'aurai besoin de vous, je vous appellerai". »
Zambito n'a donc jamais eu à payer 50 000 $, ce qui aurait froissé Christian Côté.

« Je l'ai revu une fois ou deux dans des occasions de tournoi de golf puis je peux vous confirmer qu'il n'a jamais voulu m'adresser la parole », a dit le témoin.