Hockey, examens et empathie
Kerwin Myler
2010-05-03 10:15:00
Phiii-ou! Bon, quand vous me lirez, ce ne sera plus une nouvelle, mais le Canadien vient de vaincre les Capitals de Washington. Adieu Ovechkin, et toute ton équipe! De même, j'aurais passé mon dernier examen de ma deuxième année en droit à McGill. Adieu fiducie par interprétation, et toute ta gang! Je vous aime juste un peu plus qu'Ovi.
Sérieusement, on a décidé de se changer les idées en regardant le match à l'avant veille du dernier examen de la session. Et cela a valu la peine. A tel point qu'on s'organise déjà entre étudiants pour acheter des billets pour le grand spectacle Canadien-Pingouins. Eh oui, le travail d'équipe, il n'y a pas que le Canadien qui connaît ça... Nous, par contre, on n'attend pas l'arrivée des Séries!
Mais revenons à nos moutons et concentrons-nous sur cette chronique pour laquelle j'ai une échéance. Heureusement que faire une extinction de voix ne pose pas de problème pour ce qui est de la rédaction, ni pour les examens à 100 % non plus. Attention je m'égare encore. Pas complètement dans le fond car je vais commencer par vous parler de ce type de contrôles.
Les examens à cent pour cent. En général, je ne suis pas trop pour. Ce n'est pas juste parce que cela ressemble trop au Superbowl où c'est une affaire winner-takes-all: "pile, tu gagnes, face, tu perds." Le hasard y joue un rôle un peu trop grand, quel que soit le niveau de préparation. C'est un peu comme ça la vie, c'est sûr. Des fois on a effectivement juste une chance, alors, mieux vaut ne pas me plaindre.
Et je ne me plains pas.
Bilan d'un prof étudiant
J'ai vécu des moments extraordinaires dans le cadre de mes études jusqu'à maintenant, même si je travaille fort pour rester dans la moyenne. Il y a eu par exemple la fois où je me suis arrêté au milieu des rayons de la bibliothèque pour me rendre compte que.... c'est juste cool d'être étudiant. Bon, ce n'est pas très éloquent, mais quand on prend le temps de regarder autour de soi, on peut vivre de vraies épiphanies.
Et j'en ai eu une à vous raconter. C'était il y a peu : trois ou quatre semaines peut-être. Mais je dois faire une mise en contexte d'abord. C'est que.... je fais à McGill un retour aux études.
Avant d'être étudiant, j'étais... prof... d'anglais. Imaginez-vous, un newfie qui enseigne l'anglais....
Enseigner, c'est un métier qui m'a toujours plu, et qui me plaît encore. Si je change de carrière, c'est juste que j'ai toujours voulu étudier en droit et que je me voie difficilement faire la même chose pendant plus que dix ans.
Reste que, quand je suis sur les bancs d'école à McGill, je ne peux éviter de porter mon attention sur l'approche des profs, sur leurs stratégies d'enseignement, sur leur talent de communicateur.
Cela ne s'arrête pas là. Ils ne le savent sûrement pas, mais je compatis avec eux.
Ce qui fait que quand cela va très bien pour eux, ce qui est très généralement le cas, je vis un double bonheur, celui de l'étudiant qui a le plaisir de se laisser guider dans de belles découvertes intellectuelles, ainsi que celui du prof qui vit le plaisir électrique qui consiste à toucher et des fois même à épater ses étudiants, ne serait-ce que par procuration.
À l'inverse, quand nous, les étudiants, nous ne sommes pas dedans comme on dit, cela se voit sur le visage des profs, et à ce moment là c'est l'envers de la médaille pour moi, je souffre en tant qu'étudiant, ainsi qu'en tant que prof!
Car pour ceux qui n'ont jamais eu l'occasion de l'essayer, je vous l'affirme : ce n'est pas facile d'enseigner. Trois heures de suite devant un public des plus exigeants –nous sommes très exigeants les étudiants en droit- c'est tout un one-man-show.
Alors, quand vous me lirez j'aurais passé mon dernier examen en droit de ma deuxième année, et il ne me restera plus qu'à attendre mes résultats. Je voudrais donc prendre cette occasion de remercier les profs, autant ceux de McGill que ceux des autres facultés de droit.

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Me
il y a 15 ans>>>>>> Donc suivant ce principe de langage convivial, on pourrait décider d'écrire façon texto tant qu'à y être. Et puis qui a décidé qu'il s'agissait ici d'un contexte convivial? Vous?
Les textos adolescentins n'entrent nulle part dans ma définition personnelle de "langage convivial". Si ils font parti de la vôtre, je vous plains.
Anonyme
il y a 15 ansC'est bien connu que Me n'écrit pas très bien en français (ni en anglais d'ailleurs). Il s'agit de lire ses répliques sur Droit-Inc pour s'en convaincre. Il le prouve encore une fois, rien de plus, rien de moins.
Anonyme
il y a 15 ans> C'est bien connu que Me n'écrit pas très bien en français (ni en anglais d'ailleurs). Il s'agit de lire ses répliques sur Droit-Inc pour s'en convaincre. Il le prouve encore une fois, rien de plus, rien de moins.
Il blackberrise sur droit-inc, pas étonnant pour les fautes. Tu liras les courriels ou ses ébauches de procédure (ou, à défaut, tu te la fermes). Le gars est impeccable en français.