Plagiat dans les facs de droit
Agnès Wojciechowicz
2010-08-16 08:30:00
De l'autre côté de la frontière, Jean-François Gaudreault-DesBiens vice-doyen de la Faculté de Droit de l'Université de Montréal confirme l'émergence de cette tendance : « On a eu des plagiats mais ce n'est pas encore endémique. »
À Laval, le doyen de la Faculté de Droit Sylvio Normand avoue avoir également connu ce type de problème. « Ça arrive ici comme dans toutes les facs », tempère le doyen.

Pour repérer le plagiat, on applique « les bons vieux trucs de professeur », comme les appelle Jean-François Gaudreault-DesBiens, lui-même professeur en droit constitutionnel et en droit comparé. « En thèse, le professeur tisse des liens étroits avec ses étudiants alors si l'étudiant 'surperforme', ça peut soulever des doutes, » déclare le vice-doyen. Même chose si le style d'un devoir change subitement.
Les étudiants oublient souvent que le plagiat est un défi aux compétences de l'enseignant. « Il est sensé connaître tout sur tout, donc il fera lui-même des recherches s'il a un soupçon », explique le professeur de droit constitutionnel.
Internet, l'outil du plagiaire moderne par excellence, se retournera vite contre lui, dès lors que l'enseignant ira surfer sur le Net pour clarifier ses doutes. « Les quatre plagiats que j'ai vu en thèse de doctorat, étaient des copier-coller d'Internet, » raconte le vice-doyen.
De son côté, le professeur Dowling a identifié des passages entiers provenant d'entrevues de l'ABA Journal ou récemment d'un document rédigé par le cabinet canadien FMC, dans les travaux de certains étudiants.
Bien que sanctionné sévèrement par les universités, il admet que la plus grande difficulté est de faire comprendre à des générations d'élèves habitués au partage de fichiers, que le plagiat est une infraction.
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Anonyme
il y a 15 ansHeureusement, ce n'est pas le cas de tous les avocats. Pour ma part, je valorise la diversité des points de vue et l'équilibre entre la théorie et la pratique. L'une n'est pas préférable à l'autre. Elles sont plutôt complémentaires. Voilà pourquoi le corps professoral doit être composés de praticiens et de théoriciens qui ont complété un doctorat.
> Me a raison. Non mais on s'en fout de ceux qui font des LL.D.
Anonyme
il y a 15 ans> Heureusement, ce n'est pas le cas de tous les avocats. Pour ma part, je valorise la diversité des points de vue et l'équilibre entre la théorie et la pratique. L'une n'est pas préférable à l'autre. Elles sont plutôt complémentaires. Voilà pourquoi le corps professoral doit être composés de praticiens et de théoriciens qui ont complété un doctorat.
Le droit doit être enseigné tel qu'il existe au moment où il est enseigné. Il n'y a pas de place pour l'enseignement d'un point de vue.
Anonyme
il y a 15 ans>C'est pas du tout un problème. L'avancement du droit dépend à 99.9 % des praticiens (y incluant les juges) et il dépend à 0.1 % des chercheurs. De toutes façons, un doctorant perd 5 ans de sa vie, alors une année de plus ou de moins comme saction au plagiariat, on s'en fout...
Vous avez tout à fait raison, prendre le temps de réfléchir à une problématique, à se creuser les méninges pour trouver des pistes de réflexion, c'est une véritable perte de temps. Visiblement, vous ne faites pas partie des gens qui se sont imposé un tel exercice.
Si les praticiens contribuaient à 99.9% à l'avancement du droit, alors le droit serait théoriquement parfait? Avez vous réfléchi au fait que les études publiées par les chercheurs n'avaient pas toujours la cote parce que souvent, les praticiens avaient de la peine à s'y pencher? Certains se rebutent même à la simple lecture d'un titre, imaginez!
Par ailleurs certaines études mettent au jour des vérités que l'on souhaite taire.
À qui la faute?
Me
il y a 15 ans>>>>>> Vous avez tout à fait raison, prendre le temps de réfléchir à une problématique, à se creuser les méninges pour trouver des pistes de réflexion, c'est une véritable perte de temps. Visiblement, vous ne faites pas partie des gens qui se sont imposé un tel exercice.
Se creuser les méninges? Les légistes font ce travail. Lorsqu'ils dorment, les plaideurs le font pour qu'à la fin le juge le fasse aussi. L'avancement du droit dépend principalement des praticiens. En médecine, c'est exactement le contraire.
Mais le candidat au LL.D. qui exprime son souhait sur la théorisation du contre-poids hermeneutique sur l'approche cogniviste en matière de droits et libertés appliqués au hijab, on s'en fout.
Et on s'en fout parce que...
vient le législateur... ou...
viennent deux plaideurs et un juge... et
Ils balayent ces merveilleuses trouvailles du revers de la main.
Ou alors, si la solution trouvée leur plait, n'eût été du LLDiste, rien ne dit que les plaideurs et les juges ne l'auraient pas trouvé, cette solution.
Anonyme
il y a 15 ansQuelle explication intelligente...alors pourquoi dans ce cas, cite t-on autant la doctrine dans les jugements? Les auteurs de ces ouvrages ont bien souvent des doctorats si je ne m'abuse.
Ce ne sont pas toutes les plaidoiries qui se valent, même chose avec les doctorats. À force de généraliser, vous dites n'importe quoi.
Anonyme
il y a 15 ans> Quelle explication intelligente...alors pourquoi dans ce cas, cite t-on autant la doctrine dans les jugements? Les auteurs de ces ouvrages ont bien souvent des doctorats si je ne m'abuse.
> Ce ne sont pas toutes les plaidoiries qui se valent, même chose avec les doctorats. À force de généraliser, vous dites n'importe quoi.
je dirais plutot "rarement" que "souvent"... la doctrine me semble que c'est la plupart du temps ecrit par des praticiens qui ont envie de faire ça.
Anonyme
il y a 15 ansSi vos lectures se résument à la collection de droit, vous avez raison, mais moi je me limite pas seulement à cela.
Me
il y a 15 ans>>> Si vos lectures se résument à la collection de droit, vous avez raison, mais moi je me limite pas seulement à cela.
Et j'ai affirmé cela quand exactement?
Anonyme
il y a 15 ansJe regarde en general derrière chez moi, je dois avoir autour de 70-80 volumes de droit. Il me semble que la plupart sont écrits par des non-LL.D.s. Me a raison pas mal.
Anonyme
il y a 15 ansDans mon réfrigérateur, il y a davantage de boeuf que de poulet. Cela doit certainement signifier que les épiceries en général offrent davantage de boeuf. Cela ne peut vouloir dire que je me limite généralement à manger du boef.
> Je regarde en general derrière chez moi, je dois avoir autour de 70-80 volumes de droit. Il me semble que la plupart sont écrits par des non-LL.D.s. Me a raison pas mal.