Action collective contre Eli Lilly

Main image
Didier Bert

Didier Bert

2026-01-16 10:15:24

Commenter
Des produits pharmaceutiques destinés au traitement du diabète sont visés par une action collective. Qui sont les avocats?

Caroline Perrault (source : Siskinds Desmeules), Eloïsa Larochelle (source : LinkedIn) et Frédérique Langis (source : Siskinds Desmeules)


Une action collective est lancée contre la firme pharmaceutique Eli Lilly, qui conçoit et distribue des médicaments contre le diabète.

L'entreprise n'aurait pas suffisamment avisé les patients quant aux troubles de santé qui pourraient survenir en raison de l'utilisation de traitements de type GLP-1, soit les médicaments Trulicity, Mounjaro et Zepbound.

Le demandeur, Rémi Nadeau, est représenté par Me Caroline Perrault, Me Eloïsa Larochelle et Me Frédérique Langis du cabinet Siskinds Desmeules à Québec.

Le demandeur souhaite être désigné représentant des membres du groupe rassemblant « toute personne physique qui, au Québec, s'est fait prescrire et a utilisé les médicaments Trulicity, Mounjaro et/ou Zepbound depuis leurs mises en marché respectives et a subi des troubles » de santé tels que des troubles de la vésicule biliaire, des problèmes gastro-intestinaux graves, des problèmes de coagulation sanguine, l'aspiration pulmonaire peropératoire, la pancréatite nécrosante, la perte de vision, et la malnutrition.

Le demandeur a commencé à utiliser le médicament Ozempic pour un traitement de diabète de type 2. Mais à la suite d'un inconfort à l'estomac, sa prescription d’Ozempic a été changée pour une prescription de Trulicity, le 30 mars 2023.

« Après quelques mois, soudainement, le demandeur a développé de gros maux de ventre accompagnés de vomissements. On lui a diagnostiqué une pancréatite », indique la demande d’action collective.

Le 1er mars 2024, le demandeur est hospitalisé pour une durée d'environ 20 heures suite à des douleurs persistantes. « À ce moment, un lien a été fait entre ses problèmes et l’utilisation de Trulicity. Il lui a été recommandé de cesser immédiatement la prise de ce médicament. »

Et quelques jours plus tard, le demandeur est à nouveau hospitalisé pour une journée pour le retrait de sa vésicule biliaire, également en lien avec l’utilisation Trulicity.

« Avant de débuter Trulicity, le demandeur n'avait aucun problème de santé autre que le diabète de type 2 », précise la demande. « Le demandeur ne comprend pas qu'un médicament qui lui a causé autant de problème puisse se retrouver sur le marché et est fâché de la situation. »

Rémy Nadeau considère qu'il n'aurait pas utilisé Trulicity s'il avait été au courant des risques de maladie de la vésicule biliaire et des douleurs associées à ce traitement.

Et ses ennuis ne se sont pas arrêtés là. « Le demandeur ressent toujours une douleur en l'endroit de son opération pour le retrait de sa vésicule biliaire causé par l'utilisation de Trulicity. Également, il est accablé de diarrhée presque journalière, qui impacte son quotidien et ses activités. »

La demande d'action collective allègue que les membres du groupe n'ont pas été avisés « adéquatement, suffisamment et en temps opportun » que l'utilisation des produits GLP-1 comportait des risques de troubles de santé.

Le demandeur souhaite que la Cour supérieure condamne solidairement les défenderesses à lui payer ainsi qu’aux membres du groupe un montant à être déterminé en compensation des préjudices corporels, moraux et/ou matériels subis et qu'ils continueront de subir.

Il réclame également que le tribunal ordonne le traitement des réclamations individuelles des membres du groupe, à moins qu'une preuve au fond permette d'ordonner un recouvrement collectif.

Partager cet article:

198
Publier un nouveau commentaire
Annuler
Remarque

Votre commentaire doit être approuvé par un modérateur avant d’être affiché.

NETiquette sur les commentaires

Les commentaires sont les bienvenus sur le site. Ils sont validés par la Rédaction avant d’être publiés et exclus s’ils présentent un caractère injurieux, raciste ou diffamatoire. Si malgré cette politique de modération, un commentaire publié sur le site vous dérange, prenez immédiatement contact par courriel (info@droit-inc.com) avec la Rédaction. Si votre demande apparait légitime, le commentaire sera retiré sur le champ. Vous pouvez également utiliser l’espace dédié aux commentaires pour publier, dans les mêmes conditions de validation, un droit de réponse.

Bien à vous,

La Rédaction de Droit-inc.com

PLUS

Articles similaires