Quoi faire après un ou deux congédiements?

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Jean-François Théorêt

2009-08-13 11:15:00

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Le recruteur juridique Jean-François Théorêt répond à la Question Carrière de la semaine posée par un lecteur de Droit-inc.com.
Question

Quoi faire après un ou deux congédiements de grand bureau?

Réponse

Je vais répondre très brièvement mais de manière la plus transparente possible. « Un » congédiement n'est clairement pas la fin du monde. Il peut avoir été causé par une multitude de raisons, et n’est pas nécessairement indicateur qu’il y a un problème.

À « deux » congédiements de grands bureaux, posez-vous certaines questions...

- Est-ce que le domaine de pratique vous convient?
- Y a-t-il assez de travail dans ce domaine de pratique?
- Quel est votre niveau de bilinguisme (si requis)?
- La structure et la culture des grands bureaux sont-elles faites pour vous?
- Quelles sont les causes véritables des congédiements : sont-elles similaires et récurrentes?

Et je crois que ces questions sont les plus difficiles à répondre objectivement:

- En êtes-vous personnellement la cause (attitude, compétence etc)?
- Auriez-vous pu faire en sorte que ces congédiements soient évités?

Une fois que vous aurez établi les causes véritables des congédiements et que vous aurez fait une bonne analyse de vos forces, compétences, intérêts et besoins, vous serez plus à même d'élaborer un plan de recherche d'emploi qui conviendra à ce que vous êtes et à ce que vous recherchez. Les grands bureaux ne sont peut-être simplement pas la réponse pour vous...

N’oubliez pas, la plupart des avocats ne pratiquent pas en grands bureaux, il y a tout un marché à découvrir…

Au plaisir.

Jean-François Théorêt


La Question Carrière

Chaque semaine, tour à tour, les recruteurs juridiques Caroline Haney et Jean-François Théorêt répondent à une question posée par vous chers lecteurs.

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32 commentaires
  1. Anonyme
    Anonyme
    il y a 16 ans
    Final...Fatal..
    Il y a une vie après un congédiement. Souvent une meilleure vie en plus. Comme dans la LNH, des joueurs qui ne fittent pas un club peuvent devenir des étoiles dans d'autres. Comme mon grand-père disait aussi. "Successs is not final, failure is not fatal". Bon courage à ceux et celles qui passent par là.

  2. anonyme
    anonyme
    il y a 16 ans
    Re : Final...Fatal..
    Quel beau commentaire. L'important est de bien se connaitre afin de déterminer l'emploi idéal pour nous. Et le plus l'fun dans tout ca est que l'on continue d'évoluer et qu'il faudra peut-etre encore changer d'emploi pour continuer de s'épanouir. > Il y a une vie après un congédiement. Souvent une meilleure vie en plus. Comme dans la LNH, des joueurs qui ne fittent pas un club peuvent devenir des étoiles dans d'autres. Comme mon grand-père disait aussi. "Successs is not final, failure is not fatal". Bon courage à ceux et celles qui passent par là.

  3. Me
    Me
    Les analogies avec l'hockey sont l'apanage des gens de pauvres esprit et de basse classe sociale, tout comme le sport-même.

    • Anonyme
      Anonyme
      il y a 16 ans
      Re : Me
      Tout à fait d'accord! Peut-on mettre fin aux analogies avec le hockey dans nos conversations entre confrères? C'est vraiment gênant.

      > Les analogies avec l'hockey sont l'apanage des gens de pauvres esprit et de basse classe sociale, tout comme le sport-même.

    • Anonyme
      Anonyme
      il y a 16 ans
      Re : Me
      > Les analogies avec l'hockey sont l'apanage des gens de pauvres esprit et de basse classe sociale, tout comme le sport-même.

      Espèce de con. Comme si ceux de la "basse classe" comme tu l'appelles avaient choisi de naitre dans un milieu pareil, pas plus que toi tu n'as pas choisi de naitre dans la bourgeoisie (par contre, c,est par choix que tu es devenuun élitiste condescendant et un peureux, comme tu l'es). Si t'es pas capable d'être moins con, essaie au moins d'avoir un peu d'empathie.

  4. King
    King
    Il me semble que lorsqu'une personne est congédiée, elle connaît la raison de son congédiement peu importe le nombre de fois que ça arrive, alors il n'est pas nécessaire de se poser ces questions, voyons donc !

    J'ai un meilleur conseil, lorsque vous êtes congédiés un, deux, trois ou x fois, apprenez de vos erreurs et ne les faites plus peu importe s'il s'agit d'un petit, moyen ou grand bureau :)

  5. Me
    Me
    Je crois qu'il faut davantage changer le cadre de sa pratique plutôt que corriger des erreurs. Soyons honnêtes, personne ne se fait congédier pour des erreurs... mais plutôt pour des erreurs commises dans un contexte où l'autorité (associés, etc.) voyent clairement une incompatibilité entre la personnalité de l'avocat et le cadre de la pratique (ex.: grand bureau).

    Apprendre de ses erreurs et les corriger signifie trop souvent adopter un comportement non-naturel qui n'est pas le sien (ex.: être davantage lèche-cul ou autre).

    Pour une fois, l'article des recruteurs contient moins de bullshit et il dit une verité avec une certaine honte, visiblement. Pourquoi diable la placer sur la dernière ligne? Bref, examinez vos erreurs mais attardez-vous pas trop là-dessus. D'ABORD et avant tout, demandez-vous 56 fois si vous êtes dans le bon format de la pratique d'avocat. Le "fit" avec un grand bureau est d'abord une question de personnalité et ça passe bien avant les erreurs. Ces dernières tiennent du chapitre des compétences... et la compétence en tant qu'avocat, franchement, on s'en fout bien souvent dans les grands bureaux. La personnalité et son "fit" avec les autres membres du bureau est la préoccupation no.1, la deuxième étant la capacité d'engranger les heures. En troisième position arrive la capacité de dissmuler son égo, sa fiereté et son humanisme devant des associés passablement cons. En quatrième position c'est la capacité de marcher sur des cadavres: i.e.: faire des coups-bas à certains (incl. collègues) pour être aimé par certains associés.

    Si vous avez des problèmes avec les chapitres 1-2-3-4, réflechissez si vous etes confortable dans un grand bureau plutôt que de s'attarder sur les erreurs? Et où place-t-on les erreurs (autres que celles qui tiennent du comportement/personalité)... à partir de la 5e place... car c'est à peu près là qu'on commence à s'intéresser à la "qualité de bon avocat" dans les grands bureaux.

    • Anonyme
      Anonyme
      il y a 16 ans
      Re : Me
      > Je crois qu'il faut davantage changer le cadre de sa pratique plutôt que corriger des erreurs. Soyons honnêtes, personne ne se fait congédier pour des erreurs... mais plutôt pour des erreurs commises dans un contexte où l'autorité (associés, etc.) voyent clairement une incompatibilité entre la personnalité de l'avocat et le cadre de la pratique (ex.: grand bureau).
      >
      > Apprendre de ses erreurs et les corriger signifie trop souvent adopter un comportement non-naturel qui n'est pas le sien (ex.: être davantage lèche-cul ou autre).
      >
      > Pour une fois, l'article des recruteurs contient moins de bullshit et il dit une verité avec une certaine honte, visiblement. Pourquoi diable la placer sur la dernière ligne? Bref, examinez vos erreurs mais attardez-vous pas trop là-dessus. D'ABORD et avant tout, demandez-vous 56 fois si vous êtes dans le bon format de la pratique d'avocat. Le "fit" avec un grand bureau est d'abord une question de personnalité et ça passe bien avant les erreurs. Ces dernières tiennent du chapitre des compétences... et la compétence en tant qu'avocat, franchement, on s'en fout bien souvent dans les grands bureaux. La personnalité et son "fit" avec les autres membres du bureau est la préoccupation no.1, la deuxième étant la capacité d'engranger les heures. En troisième position arrive la capacité de dissmuler son égo, sa fiereté et son humanisme devant des associés passablement cons. En quatrième position c'est la capacité de marcher sur des cadavres: i.e.: faire des coups-bas à certains (incl. collègues) pour être aimé par certains associés.
      >
      > Si vous avez des problèmes avec les chapitres 1-2-3-4, réflechissez si vous etes confortable dans un grand bureau plutôt que de s'attarder sur les erreurs? Et où place-t-on les erreurs (autres que celles qui tiennent du comportement/personalité)... à partir de la 5e place... car c'est à peu près là qu'on commence à s'intéresser à la "qualité de bon avocat" dans les grands bureaux.

      Vous êtes très impressionant depuis une semaine ou deux.

  6. Aran
    Aran
    Très bon point.

  7. Anonyme
    Anonyme
    il y a 16 ans
    Anonyme
    On voit que Me est un avocat et non pas un recruteur. Il a donc les couilles pour dire la vérité telle qu'elle est. Bravo.

  8. Anonyme
    Anonyme
    il y a 16 ans
    Dégradation des conditions de travail
    > En troisième position arrive la capacité de dissmuler son égo, sa fiereté et son humanisme devant des associés passablement cons.

    PLusieurs questions me viennent à l'esprit:
    - Quels "vieux" associés, si les conditions de l'époque avaient été celles d'aujourd'hui, auraient été élevés au rang d'associés ? (sont-ils devenus cons avec le temps ou était-on moins exigeant autrefois);

    - La course vers le bas dans les conditions de travail des jeunes salariés des grands bureau, et celle des conditions offertes à bien des nouveaux associés, a-t-elle encore de beaux jours devant elle ?

  9. Anonyme
    Anonyme
    il y a 16 ans
    Anonyme
    Les recruteurs juridiques, en entretenant le glamour au sujet des grandes firmes (souttout en bullshitant sur l'esprit d'équipe et autres mensonges auprès des jeunes) contribuent à l'élevage d'associés cons.

  10. Anonyme
    Anonyme
    il y a 16 ans
    Re : Anonyme
    hahaha!! Il est toujours d'une facilité déconcertante de dire la vérité telle qu'elle est quand on le fait de manière anonyme... On le fait donc sans crainte de perdre une réputation ou de se faire pointer du doigt. Je n'ai personnellement aucun respect pour les gens qui écrivent tout ce qu'ils pensent sans avoir le courage de leurs convictions. Ceci étant dit, Me, pour une rare fois, a un très bon commentaire constructif! Vous devriez aller plus dans ce sens au lieu de n'être que négatif...

    > On voit que Me est un avocat et non pas un recruteur. Il a donc les couilles pour dire la vérité telle qu'elle est. Bravo.

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