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Le Canada a besoin de vous, Monsieur Charest

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Collectif

2022-02-24 11:15:00

Huit signataires, dont quatre députés et un sénateur, demandent à l’avocat et ancien premier ministre de se lancer dans la course à la chefferie du Parti conservateur…

Alain Rayes, Rick Perkins, Percy Mockler, David Sweet, Louis Leger, Dominique Vien et John Nater font partie des signataires. Sources: Sites web de la Chambre des Communes, de Radio-Canada et du Sénat du Canada
Alain Rayes, Rick Perkins, Percy Mockler, David Sweet, Louis Leger, Dominique Vien et John Nater font partie des signataires. Sources: Sites web de la Chambre des Communes, de Radio-Canada et du Sénat du Canada
Monsieur Charest,

La course à la chefferie du Parti conservateur du Canada se résume à une question fondamentale : qui est le mieux placé pour déloger les libéraux fédéraux pour enfin doter notre pays d’un premier ministre qui relancera notre économie et gouvernera avec aplomb sous la bannière conservatrice ?

Votre feuille de route, avant même de devenir premier ministre du Québec, était déjà très bien garnie. Vos 28 ans d’expérience en politique active font de vous la personne tout indiquée pour prendre la tête du Parti conservateur et du gouvernement du Canada.

Votre détermination est à toute épreuve. Plus jeune ministre de l’Histoire du Canada à 28 ans, vous avez été un ministre de confiance du premier ministre Mulroney. Votre compétence et votre polyvalence vous ont mené rapidement à de nombreuses fonctions prestigieuses sur la scène fédérale à titre de vice-premier ministre, ministre de l’Environnement, leader adjoint du gouvernement, ministre à la Condition physique et au Sport amateur, ministre de la Jeunesse et vice-président à la Chambre des communes. M. Mulroney vous a aussi confié des mandats clés de son gouvernement. On n’a qu’à penser au rôle que vous avez joué à la Conférence de Rio sur l’environnement. Votre leadership rassembleur a aussi permis, comme chef du parti progressiste-conservateur, de faire passer la députation de deux à vingt élus à la Chambre des communes, démontrant votre efficacité dans une campagne pancanadienne. Vous avez notamment été l’initiateur de la création du Conseil de la fédération et le leader national des gouvernements provinciaux sur la conclusion de l’entente sur la santé qui reconnaissait à la faveur du Québec le principe du fédéralisme asymétrique.

Votre réputation en matière de relations commerciales internationales n’est plus à faire. L’entente de libre-échange conclue entre le Canada et l’Union européenne (AECG) a été réalisée sous votre leadership. Votre vaste réseau de contacts témoigne de votre influence ainsi que du grand respect que vous témoignent vos pairs, et ce, partout dans le monde. Vous avez également une vaste expérience en gestion de crise économique qui serait fort utile pour le Canada en cette période de grande incertitude.

À l’évidence, aucun autre Canadien ne possède une feuille de route aussi bien garnie que la vôtre, tant dans le secteur public que privé. Vous êtes bâti sur mesure pour faire face à la sortie de crise que nous traversons actuellement avec la COVID-19. Plus évident encore, votre compétence pour diriger notre pays ferait un immense contraste avec le gouvernement libéral actuel. Notre pays a un urgent besoin d’un leader expérimenté comme vous pour faire face aux grands enjeux économiques. Il nous faut un homme d’État chevronné, visionnaire et rassembleur pour freiner la division et le chaos causés par les libéraux fédéraux. Il nous faut quelqu’un qui est capable d’unir notre parti et de rallier une majorité de Canadiens et de Canadiennes, et ce, dans les deux langues officielles.

Monsieur Charest, le Canada a besoin de vous ! Justin Trudeau a conduit notre pays dans une profonde division. Son gouvernement a manqué à son devoir d’unir le pays. Sur le plan économique et de la gestion des finances publiques, le bilan de M. Trudeau est désastreux. Nos enfants et petits-enfants vont payer longtemps les dégâts causés par les libéraux ces six dernières années. Pourtant, Justin Trudeau avait hérité d’une position plus qu’enviable, étant notamment en situation de surplus budgétaire grâce à la gestion responsable du gouvernement précédent dirigé par Stephen Harper. Nous faisons aujourd’hui appel à votre sens du devoir afin de renverser la vapeur, d’unir notre grand pays et de redorer le blason du Canada sur la scène internationale. Il n’y a qu’une seule personne en mesure de le faire et c’est vous, Monsieur Charest. Bonne réflexion !

À propos des auteurs

Alain Rayes, Québec
Député de Richmond-Arthabaska

Rick Perkins, Nouvelle-Écosse
Député de South Shore—St. Margarets

Percy Mockler, Nouveau-Brunswick
Sénateur

David Sweet, Ontario
Ancien député et président du caucus

Louis Leger, Nouveau-Brunswick
Chef de cabinet du premier ministre du Nouveau-Brunswick

Dominique Vien, Québec
Députée de Bellechasse-Les Etchemins- Lévis

John Nater, Ontario
Député de Perth—Wellington

Leo Power,Terre-Neuve et Labrador
Ancien directeur du Fonds conservateur du Canada
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2 commentaires

  1. Anonyme
    Anonyme
    il y a 2 ans
    Pour une rare fois, je suis d'accord avec Stephen Harper
    Courrir après celui qui a quitté la scène politique québécoise dans le discrédit et la réprobation générale en dit long sur l'état des conservateurs.

    Les conservateurs ont besoins d'un chef conservateur (par opposition à un libéral avec un masque de conservateur, comme ce qu'Harper est devenu), et qui ne soit pas un clown (ex.: Bernier)

    Un genre de Preston Manning, mais qui prendrait une médication pour contrôle ses humeurs, ça serait déjà beaucoup mieux que ce qu'ils ont eu avec O'Toole.

  2. Anonyme
    Anonyme
    il y a 2 ans
    Ouf
    La devise du Québec est bien "Je me souviens", madame Vien et monsieur Rayes?

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