Carrière et Formation

À son compte après plus de 10 ans en cabinet!

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Camille Dufétel

2023-12-07 15:00:00

Une avocate a décidé de faire le grand saut et d’ouvrir son propre cabinet, après plus de dix ans dans un bureau bien connu…

Me Sylvie Demers. Source: Courtoisie
Me Sylvie Demers. Source: Courtoisie
Un pas important a été franchi pour l’avocate Me Sylvie Demers, Barreau 2014, qui après avoir travaillé chez Lavery à Montréal comme étudiante, stagiaire, avocate, puis avocate principale, a décidé d’ouvrir son propre cabinet en droit des successions, des personnes et de la famille, baptisé « Demers Avocate ».

L’avocate parle d’une décision qui n’a pas été facile à prendre, étant donné qu’elle se sentait très bien dans son cabinet. Mais elle dit avoir toujours eu une fibre entrepreneuriale.

« Dans ma famille, on est trois sœurs et les deux autres aussi sont des professionnelles entrepreneures dans leur domaine. Rendue où j’en étais dans ma carrière, j’avais envie de bénéficier de l’autonomie et de la flexibilité de l’entrepreneuriat tout en continuant à exercer la même profession qui me passionne. C’est comme un peu la suite logique pour moi. »

Elle estime que ce choix lui permet d’atteindre ses objectifs professionnels tout en maintenant un certain équilibre personnel. « Mais c’est avant tout mon besoin de construire quelque chose. J’étais rendue là. »

Basé à Montréal, boulevard René-Lévesque, son cabinet a été lancé officiellement début octobre. L’avocate a quitté Lavery fin septembre.

Pour monter son cabinet, Me Demers estime qu’il est important de parler à ceux qui l’ont fait avant, d’en discuter avec des collègues, de faire des lectures, d’effectuer des formations… En somme, d’aller chercher tous les outils nécessaires. Pour elle, le gros à faire est de prendre la décision. Le plus grand défi est de se lancer.

Ensuite, il faut « investir le temps nécessaire pour bien faire les choses ». Pour attirer des clients, elle compte principalement sur le bouche-à-oreille, les références de confrères et de contacts d’affaires. L’avocate va aussi faire en sorte d’être suffisamment visible sur le Web pour attirer une certaine clientèle de cette façon.

Tout client peut venir la consulter pour des dossiers dans les domaines du droit des successions, des personnes et de la famille. Elle fait principalement des mandats de litige. « C’est un cabinet de litige avec un volet règlement alternatif des différends. C’est ouvert à tout liquidateur, héritier, mandataire, personne qui veut ouvrir un régime de protection, ou personne qui se sépare. »

Pour l’instant, elle a fait le choix de travailler seule, mais elle ne ferme pas la porte à un partenariat éventuel avec quelqu’un, à condition qu’il y ait un bon « fit ». Une adjointe travaille avec elle sur une base contractuelle. Sa croissance dépendra de ses besoins.

Une belle décennie

Avant de décrocher un baccalauréat en droit à l’Université de Montréal, Me Demers a obtenu une maîtrise en communication publique à l’Université Laval. Elle a travaillé comme étudiante en droit au bureau du syndic de l’Ordre des ingénieurs du Québec avant de rejoindre Lavery.

Dans ce cabinet, elle a rejoint le groupe de droit de la famille, des personnes et des successions, et y a évolué au fil des années. Elle y a été fidèle durant plus d’une décennie et dit avoir été entourée d’une très belle équipe.

« J’avais une belle relation avec mes collègues, j’ai eu de très bons mentors, j’aimais aussi beaucoup le fait de pouvoir interagir parfois avec des avocats d’autres équipes, d’autres domaines, dans certains dossiers, pointe-t-elle. C’était un milieu stimulant pour travailler. J’ai aussi eu l’occasion d’être mentore pour de jeunes avocats qui arrivaient dans notre équipe. De façon globale, j’ai vraiment eu une belle carrière chez Lavery, avec une belle diversité de dossiers. »

Dans son secteur, on est très en contact avec les gens, remarque-t-elle. « J’ai rapidement été autonome. J’ai eu des dossiers avec des questions de droit international privé, par exemple, et au fil des ans, j’ai développé certaines expertises. Ces dernières années, j’ai développé une pratique de plus en plus importante en litige successoral et en droit des personnes. C’est par exemple, quand des successions sont contestées ou qu’il y a un mécontentement soit des liquidateurs, soit des héritiers, par rapport au travail qui est fait pour la succession ».

Elle évoque des domaines de droit pointus et assez techniques à certains égards, qu’elle souhaite aujourd’hui continuer à développer de façon prioritaire dans son cabinet.

Me Demers a aussi beaucoup pratiqué en droit de la famille. Elle dit avoir développé un intérêt particulier pour les enjeux financiers liés aux séparations et aux divorces, par exemple « quand il y a des calculs complexes de partage de patrimoine ».

Elle estime avoir une approche conciliante. « Mon profil convient généralement bien à des clients qui veulent essayer de s’entendre, note-t-elle. J’ai eu beaucoup de dossiers de ce genre-là. »

Dans son nouveau cabinet, elle a d’ailleurs décidé de prendre les moyens nécessaires pour pouvoir offrir des outils supplémentaires aux clients qui veulent tenter de régler leurs différends à l’amiable. Elle a récemment suivi une formation de 60 heures menant à l’accréditation pour devenir médiatrice familiale. Sa demande d'accréditation sera demandée sous peu.

Quand Droit-inc lui demande ce qui l’a attirée vers son domaine de pratique, l’avocate répond qu’elle a toujours aimé l’humain, dans toute sa complexité. « Je dois dire que le droit de la famille, le droit des successions, sont des domaines que j’ai découverts pendant mon stage, et j’ai vraiment eu un coup de cœur! »
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