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Une nouvelle direction à la tête de ce cabinet !

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Camille Dufétel

2023-06-19 15:00:00

Une directrice et une directrice adjointe viennent d’être nommées à la tête d’un cabinet en prévention et règlement des différends. Lesquelles, et quel cabinet ?

Me Noémie Raza et Me Stéphanie Pointier. Source: PRDSA
Me Noémie Raza et Me Stéphanie Pointier. Source: PRDSA
Me Noémie Raza et Me Stéphanie Pointier sont respectivement nommées directrice et directrice adjointe du cabinet PRDSA, Professionnels en prévention et règlement des différends, à Montréal.

C’est Me Jean Marois, président du cabinet, qui en a fait l’annonce sur LinkedIn. Il a ajouté que Mes Raza et Pointier avaient développé des compétences de haut niveau en prévention et règlement des différends (PRD) et un leadership reconnu par les clients et employés.

Me Jean Marois. Source: LinkedIn
Me Jean Marois. Source: LinkedIn
« Je pourrai ainsi me dédier davantage au développement stratégique, à la formation et à la production des contenus numériques tout en maintenant mon implication active dans les principaux dossiers qui nous sont confiés par notre clientèle », précise-t-il.

Me Raza est ainsi désormais directrice du cabinet, en plus d’être avocate, médiatrice accréditée et enquêtrice. Elle travaille chez PRDSA depuis 2012. Elle y a fait son stage du Barreau avant d’entamer une maîtrise en PRD en parallèle de ses fonctions.

Pratiquer le droit autrement

« Je suis restée là parce que j’aime profondément ce qu’on fait, confie la Barreau 2012 à Droit-Inc. Je ne peux pas concevoir de représenter des gens. Je ne l’ai pas essayé et je ne veux pas l’essayer. » Elle estime par ailleurs que la culture du cabinet fait en sorte que beaucoup de gens restent.

Me Pointier est ainsi désormais directrice adjointe en plus d’être avocate, médiatrice accréditée, enquêtrice et arbitre. Elle a rejoint PRDSA début 2018. C’est dans son précédent emploi qu’elle s’est familiarisée avec le droit du travail.

« Ce qui m’a amenée vers la PRD, c’est que j’avais des conflits de valeurs en litige, il y avait une espèce de dualité qui ne me convenait pas, assure-t-elle. Je commençais à me poser des questions sur comment pratiquer le droit autrement. J’étais presque voisine de porte de PRDSA, donc je connaissais le cabinet et je savais ce qu’il faisait. »

Elle a vu un véritable potentiel de développement au niveau du cabinet, qu’elle a approché spontanément.

« Avec le cabinet qui grossit, les défis en termes de ressources humaines, le besoin de se structurer et de répartir les rôles et les responsabilités, cette idée de nous nommer à la direction est venue », explique Me Raza à propos de ces nouvelles nominations.

Me Raza a été pendant un temps directrice adjointe, et a été un véritable bras droit pour Me Marois, afin de contribuer à l’organisation du cabinet. Un poste qu’a aussi occupé Me Pointier de façon intérimaire durant un congé de maternité de Me Raza. Au retour du congé de cette dernière, l’idée de consolider une équipe de direction s’est concrétisée.

Tiers impartiaux

Me Pointier explique qu’elle et Me Raza sont complémentaires, même si l’implication au niveau stratégique est plus importante pour Me Raza. Elles assurent l’encadrement de l’équipe, la répartition des mandats, les suivis avec les clients… Elles font de la gestion au quotidien tout en contribuant à la vision du cabinet sur le plus long terme. Une cheffe d’équipe est par ailleurs très impliquée dans le volet des ressources humaines.

« Ce qui est unique chez nous, c’est que nous sommes des tiers impartiaux, jamais on ne fait de mandat de représentation, souligne Me Raza. Ça a toujours été important pour nous, on ne veut pas à un moment ou à un autre être associé davantage à la partie patronale ou syndicale. Autant, on peut rendre des décisions défavorables à l’employeur ou aux hautes autorités, autant on le fait par rapport à des employés. »

Parmi les activités quotidiennes du cabinet, de l’enquête sur des plaintes pour harcèlement psychologique, des violences à caractère sexuel, des manquements à des codes d’éthique, tout ce qui touche principalement au droit du travail. Le cabinet s’implique ainsi dans les milieux de travail, mais fait parfois des mandats de médiation en matière civile et commerciale.

Si une personne se plaint de harcèlement psychologique dans son environnement de travail par exemple, Me Raza explique que le cabinet est mandaté par des répondants en matière de harcèlement psychologique, des personnes dédiées à la gestion des politiques et à la réception des plaintes, qui en vertu de leur obligation au nom de leur employeur, doivent donner suite à une plainte.

Une enquête s’ensuit. Le cabinet rend une décision, une opinion. « Ce n’est pas parce qu’on rend une décision après une enquête que l’on va nécessairement poursuivre en médiation, précise à ce sujet Me Raza. Souvent, ce sont deux mandats distincts. Pour maintenir notre impartialité, étant donné qu’on a rendu une opinion, on ne peut pas agir comme médiateur dans ce genre de situation. »

L’avocate l’assure, elle n’est pas capable de se concevoir dans une posture où elle devrait prendre fait et cause pour quelqu’un dans un dossier alors qu’elle n’y croit pas ou que cela heurte ses valeurs.

« Il y a quelque chose d’adversarial qui ne fait pas du tout partie de ma personnalité et je crois profondément que parfois, le droit est instrumentalisé pour de mauvaises choses, pointe-t-elle. Je sens qu’on a un réel impact quand on donne des conclusions, quand on conclut qu’une victime a vécu du harcèlement sexuel pendant des années au sein d’un établissement, on a l’impression de contribuer à un mieux-être et à un redressement du climat de travail. En médiation, c’est encore plus évident quand tu vois des gens qui se serrent la main et qui repartent avec le sourire. »

Me Pointier apprécie la PRD principalement pour les mêmes raisons et aime agir en amont. Elle souligne l’offre de formation de PRDSA en milieu de travail, une forme de prévention qui évite selon elle d’aller engorger les tribunaux avec des tas de conflits pouvant être réglés davantage à la source.

Mes Raza et Pointier assurent qu’elles iront dans la continuité de ce qu’a construit Me Marois. Le fait d’être deux femmes à la tête du cabinet est pour elles un message fort.

Elles vont aussi continuer à avancer sur l’équilibre travail-vie personnelle, et souhaitent valoriser encore plus la médiation. L’équipe, composée de moins d’une vingtaine de personnes dont 14 avocats, est toujours en élargissement.

Me Raza détient un baccalauréat en droit de l’Université de Montréal et une maîtrise en droit en matière de PRD de l’Université de Sherbrooke. Elle est médiatrice accréditée auprès du Barreau du Québec, de la Cour du Québec dans les domaines du droit civil, commercial et du travail et de l’Institut de médiation et d’arbitrage du Québec, sans oublier qu’elle est membre de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés.

Me Pointier, Barreau 2016, détient une maîtrise en droit européen et une maîtrise en droit international de l’Université de Lille, en France. Elle a enseigné le droit européen à titre de chargée de cours en France, puis a exercé deux ans à Bruxelles comme conseillère juridique au sein de contentieux d’organisations internationales, l’Organisation internationale pour la sécurité de la navigation aérienne (Eurocontrol) et la Commission européenne.

Elle a ensuite vécu quelques mois au Cameroun dans le cadre d'une mission humanitaire, avant de s’installer au Canada afin d’y devenir avocate en pratique privée, rappelle son cabinet. Elle a pratiqué deux ans dans les domaines du litige civil et commercial et du droit du travail avant de joindre l’équipe PRDSA.
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