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Deux étudiants en guerre contre le «monopole» des associations

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Agence Qmi

2013-01-24 10:15:00

Deux étudiants de l’Université Laval ont décidé de ramener le débat sur les associations étudiantes devant les tribunaux.

Laurent Proulx, connu pour l’injonction obtenue le printemps dernier pour assister à ses cours durant le conflit étudiant, et Miguael Bergeron ont déposé une requête en Cour supérieure pour mettre un terme à l’adhésion obligatoire aux associations étudiantes.

Laurent Proulx estime que forcer les étudiants à adhérer à une association étudiante va à l’encontre de la Charte des droits et libertés
Laurent Proulx estime que forcer les étudiants à adhérer à une association étudiante va à l’encontre de la Charte des droits et libertés
Ils s’en prennent à ce qu’ils considèrent comme le «monopole» des associations étudiantes.

Les deux soutiennent que forcer les étudiants à adhérer à une association étudiante va à l’encontre de la Charte des droits et libertés.

«Notre prétention est que ça viole nos droits», a dit M. Bergeron, un étudiant en administration. «C’est un régime de parti unique», a-t-il ajouté.
Laurent Proulx et lui veulent que cesse la perception automatique et obligatoire des cotisations étudiantes.

Ils réclament aussi le droit de libre association pour permettre aux étudiants de joindre l’association de leur choix.

«Comme on a vu au printemps dernier, les étudiants du Québec ne forment pas un consensus», a souligné M. Bergeron.

Nouvelle association?

La loi québécoise sur les associations étudiantes oblige actuellement les étudiants au cégep et à l’université à adhérer et à cotiser à une association étudiante.

Les associations ne sont pas obligées de rembourser les cotisations, ce qui n'est pas démocratique pour Miguael Bergeron. Photo TVA Nouvelles
Les associations ne sont pas obligées de rembourser les cotisations, ce qui n'est pas démocratique pour Miguael Bergeron. Photo TVA Nouvelles
Les étudiants peuvent se désinscrire s’ils le veulent, mais ce ne sont pas toutes les associations qui acceptent de rembourser les cotisations.

«C’est laissé à leur discrétion et, selon nous, ce n’est pas démocratique», a indiqué M. Bergeron lors d’un point de presse au palais de justice de Québec. Il affirme que le système français, où le droit de libre association est enchâssé, serait préférable.

Dans leur requête, les deux étudiants soutiennent que «plusieurs associations se sont engagées dans un mouvement à saveur politique et ont cessé de promouvoir les intérêts d’une proportion importante de leurs membres» en se prononçant contre la hausse des droits de scolarité du gouvernement libéral de l’époque et en organisant un boycott.

Les deux étudiants sont membres de la Fondation 1625, mais signent la requête en leur nom personnel. Ils ont refusé de préciser clairement si cette démarche vise à créer une nouvelle association étudiante.
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