Nouvelles

Du pain sur la planche pour les avocats criminalistes

Main image

Gabriel Poirier

2020-02-12 14:20:00

Les actualités judiciaires de la semaine révèlent au moins une chose de notre système de justice : les avocats travaillent dur, très dur…

Me Serge Milette. Photo : Site Web de Millette Avocats
Me Serge Milette. Photo : Site Web de Millette Avocats
Pas de magistrats, pas de justice ? Les actualités judiciaires, les histoires de procès, occultent parfois le travail de nos juges et avocats. Leur labeur contribue pourtant à assurer le roulement de notre système judiciaire. Seraient-ils en mal de reconnaissance ?

Voici notre sélection de faits divers, qui, espérons-le, mettront en valeur nos représentants de la justice.

Un présumé pédophile dénoncé par sa sœur

Le juge Guy Lambert a ordonné la détention provisoire de Dave Vallières, un homme de 22 ans soupçonné d’abus sexuels contre trois enfants âgés de 2 à 5 ans.

M. Vallières restera derrière les barreaux en attendant le dénouement des procédures judiciaires intentées contre lui, rapporte Le Nouvelliste.

La procureure de la Couronne, Me Catherine Lacoursière, n’a rien laissé au hasard. Elle a monté un dossier étoffé contre le suspect.

Le juge Lambert n’a eu d’autre choix que d’ordonner sa détention en attente de son procès, vendredi dernier, au palais de justice de Trois-Rivières.

Me Julien Boulianne. Photo : Radio-Canada
Me Julien Boulianne. Photo : Radio-Canada
Le magistrat s’est prononcé en tenant compte de plusieurs facteurs, dont la gravité des accusations, les risques de récidive, l’âge des victimes ainsi que la nature des délits sexuels, toujours selon les informations du Nouvelliste.

Me Serge Milette, l’avocat de la défense, a proposé pour sa part de soumettre son client à une thérapie sexuelle… une garantie que le juge Lambert a estimé insuffisante.

Dave Vallières a été arrêté le 3 février dernier à son domicile de Notre-Dame-du-Mont Carmel, près de Trois-Rivières. Il a avoué à sa sœur, après que celle-ci l’eut confronté, avoir agressé sexuellement trois enfants âgés de 2 à 5 ans entre 2015 et 2019. Ces crimes se sont déroulés lors de séances de gardiennage.

Il restera derrière les barreaux en prévision de son procès

Le juge Paul Guimond a refusé, jeudi dernier, la requête de Me Julien Boulianne, l’avocat de Terrence Martel. Cet homme de 47 ans espérait sortir de prison et suivre une désintox en attente de son procès.

« M. Martel bénéficie de la présomption d’innocence, certes. Mais il n’a jamais suivi de thérapie et formule ce souhait parce qu’il a été arrêté. Ça me laisse perplexe. Il fait face à de graves accusations avec risques de longues peines. Le libérer minerait la confiance du public envers la justice », a conclu le magistrat, comme le souligne Le Quotidien.

Me Félix Rémillard-Larose. Photo : Site Web de Roy Bélanger
Me Félix Rémillard-Larose. Photo : Site Web de Roy Bélanger
Terrence Martel retournera en cour le 13 mars prochain. Il est accusé d’être entré par effraction chez un homme de Saint-Fulgence et de l’avoir violemment battu. M. Martel fait face à 24 chefs d’accusation, notamment de voies de fait armées, de voies de fait graves et de possession non autorisée d’une arme prohibée.

Une gardienne de 70 ans écope d’une peine de 33 mois de prison

La juge Marie-Claude Gilbert a condamné Nicole D’Anjou-Delage, une femme de 70 ans, à une peine d’emprisonnement de 33 mois.

L’ancienne gardienne de Charlesbourg a commis des gestes abusifs contre un bambin, fracturant ses deux poignets et lui infligeant un sérieux traumatisme crânien, rapporte TVA Nouvelles.

Le médecin chargé d’examiner la fillette de 8 mois a comparé ses lésions à une « chute de plusieurs étages ».

La juge Gilbert s’est appuyée sur de nombreux facteurs pour prendre sa décision, dont l’âge de l’enfant et la nature de ses blessures. Elle a considéré la négligence de Mme D’Anjou-Delage comme l’un des facteurs aggravants de cette histoire, celle-ci n’ayant même pas pris la peine « de composer le 9-1-1 ».

« Pour prendre soin de son enfant, la mère du bébé a également perdu son emploi et elle a perdu confiance face aux gens et face à Dieu », a affirmé la juge Gilbert, en précisant qu’un tel crime méritait, pour toutes ces raisons, une peine d’emprisonnement « significative ».

Un policier vole un sac à main

La juge Louise Provost.
La juge Louise Provost.
Tuan Khanh Huynh, un policier de la Ville de Longueuil, a reconnu avoir volé le sac à main de Gaël Coulombe-le-Sieur, lequel contenait plus de 8500 $.

L’avocat de la Couronne, Me Gabriel Lapierre, a déclaré escompter une sentence exemplaire, rapporte TVA Nouvelles.

« Je vous demande de dénoncer ce crime avec fermeté pour que tous puissent avoir confiance envers les hommes et les femmes qui portent l’uniforme. »

Me Félix Rémillard-Larose a insisté, de son côté, sur la détresse psychologique de son client. Celle-ci mériterait, selon lui, d’être prise en compte dans le jugement de la cour.

« C’était un homme étouffé par ses obligations familiales et professionnelles, incapable de parler de sa souffrance et d’aller chercher de l’aide. »

La juge Louise Provost n’a toutefois pas semblé adhérer à ses arguments. La magistrate rendra sa décision en mars prochain.

Elle accuse faussement son ex-conjoint de violences conjugales

Le juge Marc E. Grimard n’a pas mâché ses mots.

Celui-ci a sévèrement sermonné Angélique Charrette, 23 ans, qui a récemment plaidé coupable à une accusation d’entrave à la justice.

« Ce que vous avez fait n’a pas de bon sens. Il a été arrêté, interrogé et a dû tenter d’expliquer aux policiers qu’il s’agissait d’une menace de votre part. Est-ce que vous auriez aimé vivre ce genre de situation ? Sûrement pas », a affirmé le juge Grimard, selon le Citoyen.

Mme Charrette a faussement affirmé être victime de violence conjugale de la part de son ex-conjoint. Elle a écopé de 200 heures de travaux communautaires.
6087

Publier un nouveau commentaire

Annuler
Remarque

Votre commentaire doit être approuvé par un modérateur avant d’être affiché.

NETiquette sur les commentaires

Les commentaires sont les bienvenus sur le site. Ils sont validés par la Rédaction avant d’être publiés et exclus s’ils présentent un caractère injurieux, raciste ou diffamatoire. Si malgré cette politique de modération, un commentaire publié sur le site vous dérange, prenez immédiatement contact par courriel (info@droit-inc.com) avec la Rédaction. Si votre demande apparait légitime, le commentaire sera retiré sur le champ. Vous pouvez également utiliser l’espace dédié aux commentaires pour publier, dans les mêmes conditions de validation, un droit de réponse.

Bien à vous,

La Rédaction de Droit-inc.com

PLUS

Articles similaires