Christian Paire, directeur général du CHUM
Christian Paire, directeur général du CHUM
Christian Paire, directeur général du CHUM depuis novembre 2009, fait les manchettes de l'actualité ces derniers jours... et ce n'est qu'un début.

En effet, il devra se présenter devant la Commission sur la santé et les services sociaux au cours des prochaines semaines pour s'expliquer sur la gestion de l'hôpital ainsi que sur son salaire annuel d'un montant de 350 000$.

Mais ce n'est pas tout.

Il sera aussi présent sur la scène judiciaire en qualité de demandeur contre l'Université de Montréal, à qui il vient de faire délivrer une requête pour obtenir le paiement d'une créance liée à un contrat de travail.

Guy Breton, recteur de l'Université de Montréal
Guy Breton, recteur de l'Université de Montréal
Approché par le CHUM au début 2009, M. Paire avait également été contacté par l'UdeM qui manifestait "un désir d'assurer une étroite et concomitante collaboration entre les deux institutions, CHUM et UdeM", selon la requête introductive d’instance du demandeur. L'université proposait alors à M. Paire de joindre ses rangs.

Après quelques mois de négociations, notamment sur le montant de la rémunération, M. Paire acceptait finalement d'offrir ses compétences à l'UdeM contre 80 000 $ par année, payable en deux fois, sa rémunération étant conditionnelle à sa nomination au poste de directeur général du CHUM, et payable pour la durée de ces mêmes fonctions.

Les deux premières années de collaboration se sont déroulées sans embûche, M. Paire "livrant les prestations et participant à toutes les activités auxquelles il fut convié par la défenderesse, en tout lieux et circonstances dans le cadre de la collaboration recherchée par elle", indique la requête préparée par Me Bernard Moreau, de Kaufman Laramée.

C'est Bernard Moreau de Kaufman Laramée qui a préparé la requête
C'est Bernard Moreau de Kaufman Laramée qui a préparé la requête
Mais rien ne va plus au printemps 2012 quand Guy Breton, recteur de l'Université de Montréal en poste depuis le 1er juin 2010, indique qu'il met fin au paiement de la rémunération du directeur général, en invoquant notamment son absence de prestation.

Malgré tout, M. Paire continue de livrer ses prestations et de participer aux activités auxquelles il était convié par l'UdeM, toujours selon la position du demandeur.

Mais le bénévolat ne va qu'un temps.

En dépit d’une mise en demeure, Guy Breton a maintenu son refus de verser une quelconque rémunération à M. Paire.

La Cour supérieure sera donc la prochaine tribune de M. Paire qui demande à la juridiction de condamner l'UdeM à lui payer l'ensemble des sommes qui lui resteraient dues, pour un montant total de 160 000$.

Prestation satisfaisante ou poste fictif? La suite au prochain épisode…