Une demande en recours collectif de 100 millions $ a été déposée contre l’entreprise américaine Sears
Une demande en recours collectif de 100 millions $ a été déposée contre l’entreprise américaine Sears
La poursuite allègue que Sears a manqué à ses obligations et devoirs en vertu des lois canadiennes en privant les magasins locaux de toute possibilité de partager des profits générés par les magasins d’entreprise.

Les magasins locaux sont des opérateurs franchisés indépendants dans les petits marchés de chaque province et territoire du Canada. «Pour des millions de Canadiens, ils sont le visage de la marque Sears», lit-on dans le document.

La demande a été faite au nom d'environ 260 franchisés opérant partout au Canada depuis le 1er janvier 2011.

«Le contrat de concession est structuré de sorte que Sears fixe la rémunération des franchises et des conditions de travail, sans égard aux normes minimales du travail ou des lois», a-t-on ajouté.

Selon la poursuite, au cours des trois dernières années, les magasins locaux Sears ont connu une diminution des ventes et des profits. «Pendant ce temps, Sears a réalisé des profits substantiels de chaque magasin d’entreprise», lit-on dans le document.

Les demandeurs disent avoir plaidé pour des changements significatifs et pour améliorer le modèle, mais en vain. Les poursuivants réclament 100 millions $ en dommages et intérêts.

«Nous avons mis notre coeur et âme dans cette entreprise et la communauté qu'elle dessert», a fait savoir Jim Kay, le représentant du groupe et propriétaire du magasin Sears à Woodstock, en Ontario.

«Nous sommes fatigués de perdre de l'argent, a-t-il ajouté. Nous sommes fatigués de décevoir nos clients parce que nous manquons de ressources pour les servir correctement. Nous sommes fatigués de faire face au public, sans un sourire, parce que nous savons qu'il n'y a pas de chèque de paie à la fin de la semaine.»