Me André Lepage est associé chez Heenan Blaikie.
Me André Lepage est associé chez Heenan Blaikie.
Celui qui a travaillé avec plusieurs formations du circuit Bettman, notamment dans des causes d’arbitrage salarial, connaît sur le bout des doigts la nouvelle convention collective en vigueur dans la LNH.

«L’article 49 de la convention collective existe pour des marchés comme Québec, a expliqué Me Lepage à la chaîne TVA Sports, mercredi. Il est clairement écrit que le but de cet article est de reconnaître qu’il y a des marchés de hockey où il est plus difficile de récolter des revenus, et que les plus gros marchés comprennent la situation et veulent redistribuer de l’argent pour rendre ces formations plus compétitives.»

En ce moment, les 10 équipes générant le plus de revenus remettent un montant d’argent important aux concessions qui connaissent des difficultés.

«Ce sont quand même 200 millions $ qui seront redistribués à travers la LNH», a-t-il affirmé.

Si un club revenait dans la Vieille-Capitale, cela ne voudrait pas dire que ses dirigeants pourraient dépenser sans compter et agir comme bon leur semble.

«Une équipe comme les Maple Leafs de Toronto peut se permettre d’envoyer un joueur possédant un gros contrat dans les mineures et continuer de lui verser son plein salaire, a expliqué Lepage. Une formation qui évoluerait dans un marché comme Québec ne pourrait pas se permettre d’agir de la sorte.»

Il faudra donc que les responsables soient un peu plus conservateurs.

«Il faudra que l’équipe en place à la direction soit capable de bien gérer et de s’assurer que des erreurs de ce genre ne se produisent pas.»

Opération séduction

Les Nordiques de Québec reviendront-ils dans la LNH?
Les Nordiques de Québec reviendront-ils dans la LNH?
Avec la nouvelle structure mise en place dans la LNH, une ville comme Québec pourrait aussi arriver à séduire les meilleurs joueurs du circuit.

«On entend souvent que Québec aurait de la difficulté à attirer les meilleurs. Les gens ont eu la même inquiétude par rapport au déménagement des Thrashers d’Atlanta à Winnipeg.

«Maintenant, ce qu’on entend depuis Winnipeg, c’est qu’une fois que les Jets ont réussi à attirer ces joueurs, il leur est facile de les garder. Durant les deux dernières années, ils ont mis la main sur six joueurs d’impact, des joueurs sur lesquels plusieurs équipes aimeraient compter. De plus, ils ont tous signé des contrats à long terme.»

Si les revenus de la ligue s’élèvent cette année à 3 milliards $ cette année, on estime qu’en 2022, ils pourraient grimper au-delà de 4 milliards $.

Ainsi, le plafond salarial de chacune des équipes s’élèverait à 90 millions $.