De plus en plus d’avocats quittent la profession
De plus en plus d’avocats quittent la profession
Pour tous ceux qui ne sont pas avocats, indique Legal Careers, laisser une carrière de juriste derrière soi est absolument incompréhensible : maintenant que vous avez souffert pendant trois longues années à la faculté de droit, réussi l’examen d’entrée au Barreau, et trouvé un emploi, pourquoi voudriez-vous tout lâcher ?

Pourtant, vous qui êtes avocats le savez : votre petite voix intérieure vous a déjà soufflé l’idée de quitter la profession à un moment ou un autre de votre carrière. Bien que vous vous soyez décidés à rester, vous n’êtes pas à l’abri d’une rechute... D’ailleurs, qu’est-ce qui vous pousse à quitter la pratique ?

1 - Les heures de travail : Ne nous cachons pas la vérité : un avocat travaille pendant de longues heures. Pas question lorsque l’on est à son compte ou dans un grand cabinet d’espérer de faire du 9 à 5. Entre les clients exigeants, les échéanciers serrés des tribunaux et la pression des associés, l’avocat croule sous les tâches à accomplir.

Et hop ! Voilà qu’après des années de soupers manqués et de vacances annulées, vous vous surprenez à penser que même l’argent que vous gagnez ne vaut plus vraiment la peine ! C’est à cet exact moment que votre quête d’un meilleur équilibre entre vie privée et travail vous force à raccrocher la toge.

2- La pression : En plus des heures, vous subissez la pression d’une profession ultra compétitive. En outre, l’avocat que vous êtes se retrouve la majorité du temps confronté au pire de l’humanité, incluant les émotions des clients, les problèmes familiaux, divorces, difficultés financières et autres réjouissances. Vous voilà devenu le réceptacle humain du stress et de la souffrance.

Plus le temps passe, plus cela vous est insupportable. Vous commencez dès lors à envisager votre départ comme un soulagement.

3 - Les conflits permanents : Dans certains domaines du droit (une pensée pour les avocats en litige), les conflits ne s’arrêtent jamais complètement. Précédents et faits en cour, horaires des interrogatoires, envois de documents, etc. : tout devient prétexte aux conflits et autres discussions animées sans fin.

Certains adorent cela. D’autres un peu moins. Si vous ne faites pas partie du camp « J’adooore les litiges ! », gageons que vous craquerez tôt ou tard. .

4- Le manque de contrôle : La plupart du temps vous ne contrôlerez ni votre somme de travail ni votre horaire. En effet, vous êtes dépendants des caprices de la cour, des associés, ainsi que des avocats seniors avec lesquels vous collaborez. De quoi vite devenir frustré.

C’est peut-être pour pallier à ce quatrième point que vous préférerez, face aux grands cabinets ou à toutes autres grandes organisations, le contrôle qu’offre la pratique en solo.

5 - L’ennui : La dernière des raisons qui vous pousse à partir, et non la moindre, est l’ennui que vous procure votre travail. La réalité du milieu peut facilement venir heurter les projections édulcorées des étudiants en droit qui se voyaient déjà multipliant les joutes verbales passionnées dans les tribunaux.

En réalité, très peu de cas aboutissent jusqu’au procès et la plupart du travail consiste à écrire, penser et faire de la recherche seul à votre bureau (ou pire, lire des défenses et des requêtes interminables).

La loi, en soi, est quelque chose de fascinant, mais le travail au jour le jour peut-être plus ennuyeux.