Me Mathieu Jacques se lance aujourd’hui à son compte
Me Mathieu Jacques se lance aujourd’hui à son compte
Me Mathieu Jacques parle vite. « Mes étudiants me le reprochent toujours », plaisante-t-il. Énergique, c’est à la vitesse « grand V » qu’il raconte son parcours fourni : associé au cabinet KDB pendant deux ans avant de vouloir prendre son envol en solo, il enseigne aussi deux cours à l’Institut Teccart, l’un en recherche juridique et responsabilité civile, l’autre sur les tribunaux administratifs.

« Dans le marché imprévisible actuel, l’avocat doit savoir faire preuve d’autonomie, dit-il, savoir comment facturer, comment gérer ses heures, comment payer ses taxes. »

Il y a un an environ, l’idée de se lancer en solo commence à lui trotter dans la tête. C’est le 22 juin dernier qu’il se lance. Ses domaines de spécialités sont le droit du logement (60% de sa pratique), le droit du travail (30%), le droit familial ainsi que le litige civil.

« Ce qui me passionne, c’est la relation d’aide. Pour moi, c’est l’essence même de la pratique », ajoute l’avocat. « Dans un dossier de logement, tu vois la différence que tu as fait dans la vie de ton client.»

Un désir d’international

Au départ, ce diplômé de McGill, vise une « brillante carrière » en droit international. D’ailleurs, il complète son baccalauréat en deux ans et demi, en étudiant dans cinq pays différents : le Canada, la Russie, la Chine, la France et la Finlande.

Il parle couramment six langues : l’anglais, le français, le russe, l’espagnol, l’italien, qu’il a appris pendant six mois passés à Rome lors d’un stage, ainsi que le portugais en prévision d’un prochain voyage à Rio en 2016. Il adore multiplier les expériences.

En janvier 2014, il est parti aux Jeux Olympiques de Sotchi en Russie pour être agent de transport. Il y gérait des chauffeurs russes ! « J'ai serré la main de Vladimir Poutine un peu avant son invasion de l'Ukraine, mais il n'y a aucun lien entre les deux évènements ! » s’amuse l’avocat.

« En août, je veux aller en Haïti pour les prochaines élections parlementaires », ajoute également Me Jacques, qui aime exercer le rôle d’observateur électoral. Il s’est notamment rendu à Kiev, en Ukraine il y a peu avec l’OSCE (Office for Democratic Institutions and Human Rights).

Son rôle consistait à développer un réseau avec les intervenants locaux, évaluer le niveau de préparation des centres de vote et s’assurer de la conformité des centres de votation avec la réglementation ukrainienne.

Enfin, il déclare aussi s’intéresser beaucoup au droit public et à la question des frontières du Québec. Il a d'ailleurs travaillé en étroite collaboration avec le journal Le Devoir sur cette question, dit-il. Aujourd’hui, son objectif est de développer sa pratique en solo, avec des teintes internationales, évidemment...