5 conseils pour reconnaître vos torts
5 conseils pour reconnaître vos torts
Vous pouvez minimiser les erreurs en évitant les mauvais clients et en vous restreignant à votre domaine d'expertise. Ne vous laissez pas convaincre de défendre un argument choisi par votre client ou une théorie juridique qui ne vous n'endossez pas.

Et si, malgré tout, vous commettez des erreurs, voici comment faire selon Lawyerist.

1. S'assurer que vous êtes bien coupable. N’appuyez pas sur le bouton « panique » avant que le ciel ne vous tombe sur la tête. Nul besoin de vous débarrasser de courriels compromettants, de faire disparaître les preuves ou de fabriquer de toutes pièces une excuse invraisemblable. Confirmez que vous avez fait une bourde avant d'appeler votre client. Mais, si vous avez oublié d'inclure une requête dans votre dossier, d'envoyer une offre d'entente à l'amiable ou de vous présenter en audition, prenez le temps d'examiner l'étendue des dommages.

2. Évaluer les dégâts et envisagez des solutions. Si vous avez commis une gaffe, n'hésitez pas à pousser un juron, courir dehors en vous époumonant ou prendre une longue heure de lunch. Ça arrive. C'est moche. Ensuite, mesurez l'ampleur de la situation et décidez du chemin à emprunter. Si l'erreur vous contraint à rapporter votre faute professionnelle aux instances requises, au moins on vous indiquera la marche à suivre.

3. Convoquez votre client au cabinet ou rejoignez-le par téléphone. Le courriel est à proscrire lorsque vient l'heure d'annoncer une mauvaise nouvelle. C'est impersonnel, unidirectionnel et empêche de communiquer efficacement. Surtout quand cette conversation peut altérer (ou même mettre un terme) à vos relations avec ce client. La mauvaise nouvelle créé une rupture, et le fossé peut se creuser si on l'annonce inadéquatement. Soyons honnête, la conversation ne sera pas une partie de plaisir, mais la rencontre prendra une tournure différente si vous avez le courage de regarder votre client dans les yeux en lui annonçant votre erreur.

4. Offrez de vous retirer du dossier et exposez les options. « J'ai fait une erreur. » Voilà comment amorcer la conversation. Bien sûr, vous pouvez vous expliquer, mais assumez d'abord et avant tout. Rappelez-vous que cette personne vous faisait confiance et elle peut vous poursuivre. L'honnêteté prévaudra toujours. N'oubliez pas que vos clients ont aussi des faiblesses - on fait tous des erreurs. Expliquez-lui comment cette erreur aura un impact sur la suite du dossier et ce que vous entendez faire pour rectifier le tir. Vous aurez 100 % plus de chance que votre client passe l'éponge si vous disposez d'un plan de match.

5. Passez à autre chose. Vous commettrez des bévues dans votre carrière. C'est moche, mais vous devez remonter en selle et vous atteler à la tâche ! Les grands avocats s'en remettent et retournent dans la mêlée. Si vous ne pouvez pas passer outre cette erreur, retirez-vous du dossier. Si votre client vous accorde à nouveau sa confiance, redressez-vous. Même si vous n'êtes pas obligé de redoubler d'effort, espérons que votre ego crie « réglons le problème! » Allez de l'avant, apprenez de vos erreurs. C'est la meilleure voie à prendre.