Me Kim Thomassin est la nouvelle leader nationale, Clients
Me Kim Thomassin est la nouvelle leader nationale, Clients
Le cabinet McCarthy Tetrault a remodelé son équipe de direction à la suite de la nomination du nouveau patron Me David Leonard, avec lequel Droit-inc s’est entretenu la semaine passée.

Parmi les membres de cette nouvelle équipe, on trouve Me Kim Thomassin qui devient leader nationale, Clients. Elle sera responsable de la croissance des activités de McCarthy Tétrault dans les régions du Canada où le cabinet est présent.

Droit-inc s’est entretenu avec elle au sujet de son nouveau rôle dans la firme.

Droit-inc: Vous devenez Leader nationale, Clients. En quoi consiste votre nouveau rôle concrètement?

Me Kim Thomassin: Ça ressemble à mon rôle actuel mais au niveau national. Je vais m’occuper du relationnel avec les clients et les “stakeholders” de McCarthy, exactement ce que je faisais au Québec, mais à l’externe. Ça vient avec l’arrivée de David Leonard, qui veut mettre le focus encore plus sur les clients, le “relationship development” et “business development”. Je vais donc travailler avec nos managing partners dans nos différents bureaux, avec le nouveau managing partner à Toronto aussi. C’est Shea Small qui s’occupe du marché international, et des relations avec l’Afrique, la Chine, l’Europe et les États-Unis. Dans l’équipe, on est 3 filles, 3 gars. On est bien fiers de ça!

Donc vous allez beaucoup vous déplacer dans le pays?

Aujourd’hui, je fais l’aller-retour à Toronto pour rencontrer des clients. En début de semaine, j’étais à Calgary. Au début du mois de juin, je serai à Vancouver. C’est super le fun! Notre rôle est d’être tourné vers les marchés, et de maintenir une relation constante avec les clients. On les rencontre dans des entrevues, je fais de “ l’audit client”, je leur demande comment ça va, s’ils sont satisfaits de nos services, et j’analyse la façon dont on peut être plus efficaces et leur offrir de meilleurs services. L’objectif, c’est la croissance.

Justement, vous devenez responsable de la croissance des activités. Quels sont ces vecteurs de croissance?

Il faut identifier où est-ce que l’on n’est pas suffisamment présent. En ce moment, je fais beaucoup de “cramming”, c’est comme retourner à l’école, je me familiarise avec chacune de mes relations. Ce que je peux déjà constater, si je regarde le nombre d’activité des clients, c’est qu’au Québec les gens sont beaucoup impliqués dans leur communauté, dans des levées de fonds, des bals, les gens s’impliquent plus socialement qu’ailleurs. Quand on passe des soirées avec une cliente et son mari, les liens se développent. À Calgary, il y a quand même le « Stampede », la ville fait le party pendant une semaine! (rires) Il y a des courses de chevaux, etc. Là vous vous dites: “pas question que je mette un chapeau de cowboy” (rires) mais c’est l’expérience la plus capotée! La communauté d’affaires se mobilise et s’ils arrivent avec une cravate au cabinet, on leur coupe! (rires)

C’est ce genre d’événements que vous souhaitez développer ailleurs?

Oui, on a une équipe extraordinaire qui suit tout cela et l’on va se charger d’importer les meilleurs pratiques. Le prochain événement, c’est l’ouverture de nos bureaux à Vancouver le 2 juin où énormément de clients et d’invités seront présents. Donc, après le Congrès du Barreau, c’est direction Vancouver! On vient avec le concept d’”open space”, un espace de collaboration où les avocats ont un bureau de vitres, très lumineux, ce qui est un changement de cap avec le bureau traditionnel d’avocats.

McCarthy pense-t-il à une fusion avec un grand cabinet international?

Ce n’est pas dans les plans et objectifs et David l’a établi assez clairement dès le départ. Ce n’est pas du tout le focus du cabinet. Shea Small a déjà énormément de relations à l’international et il va développer tout ce volet-là. Le reste, ce n’est pas dans les priorités mises de l’avant.

Vous allez devoir déléguer du travail non?

Oui, malheureusement il y a des choses à l’interne que je vais devoir déléguer. J’aurais aimé m’occuper de l’utilisation de nos espaces, mais c’est un associé qui va le faire. Des associés vont prendre plusieurs responsabilités au Québec, et je vais garder l’externe. Mais j’aime cette nouvelle dynamique. C’est fascinant d’avoir à interagir avec un véritable Conseil. Le boss, ce n’est plus seulement une personne mais un conseil d’associés. J’aime cette gouvernance-là. On ne s’ennuie jamais!

Tout ce travail va quand même demander beaucoup de sacrifices…

Ce sont des choix, et il faut que j’assume mes choix. Mais vous savez… avec beaucoup d’organisation, et d’aide… je pense qu’il faut un village de femmes pour gérer ma fille. Ce qui m’a plu au départ, c’est le défi de travailler avec des gens que j’aime et que j’admire. J’avais déjà travaillé avec David dans le passé et eu des interactions avec tous les membres du Conseil. Le bureau me donne une superbe opportunité: avoir un rôle que j’aime au sein d’une vision et d’un rayonnement plus larges. Je suis flattée et enthousiaste de ce vote de confiance. C’est ce que j’aime faire, les relations avec les clients.

Est-ce que c’est la première étape vers le poste de CEO?

Non! J’adore ce que je fais, et nous avons un CEO exceptionnel!

Les autres membres de l’équipe de direction sont:
David Leonard : CEO.
Barb Boake : Leader nationale, Groupes de pratique. Elle s’occupera du développement professionnel des avocats du cabinet et de leurs pratiques.
Shea Small: Leader, Marché international et stratégie d’affaires. Il se consacrera à la stratégie de croissance outre-frontière du cabinet ainsi qu’aux secteurs non traditionnels de croissance.
Matthew Peters: Leader national, Innovation. À ce titre, il dirigera les initiatives visant l’amélioration de la rentabilité ainsi que le développement de moyens novateurs pour répondre aux besoins des clients.
Tracie Crook continuera d’assumer les fonctions de chef de l’exploitation du cabinet.