L’inscription initiale et la transformation de la Bourse ont été effectuées sans placement primaire ou secondaire et représentaient l’aboutissement de trois mois et demi d’efforts intensifs de la part de deux petites équipes de la Bourse et d’Ogilvy Renault.

Le président et chef de la direction de l'institution, Luc Bertrand, s’est dit «très heureux» de l'entrée en Bourse, un événement qu'il a qualifié de «gratifiant» pour les employés de l'institution montréalaise. «Nous allons continuer à gérer comme avant, sans tenir compte des excès possibles du marché», a-t-il déclaré en conférence de presse.

La place boursière montréalaise n’offre pas de nouveaux titres; seules ses actions actuelles sont mises aux enchères. Contrairement aux premiers appels publics à l’épargne habituels, celui de la Bourse de Montréal ne comportait donc pas de prix d’entrée préétabli, pas plus que de garanties quant au nombre d’actions disponibles.

La valeur des titres avant l'inscription n’était pas publique, mais ils ont changé de mains à un peu plus de 29 $ dans une récente transaction avec le Nymex.

Les investisseurs avides d’actions de la Bourse doivent faire vite, puisque la moitié des 30,9 millions de titres en circulation appartiennent à de gros investisseurs ou à des employés de la place boursière qui ne les vendront probablement pas.