Louis-Pierre Lafortune
Louis-Pierre Lafortune
Rendus simultanément le 8 juillet dernier, les arrêts Jordan et Williamson ont établi, entre autres, des délais maximaux pour la durée des procès criminels : 18 mois en cour provinciale (Cour du Québec) et 30 mois en Cour supérieure.

À la lumière de ces décisions, M. Louis-Pierre Lafortune, seul accusé du procès Diligence qui n'a pas encore fait ses représentations sur la peine, a plutôt décidé de se servir des conclusions de celles-ci afin de demander un arrêt des procédures, écrit La Presse.

Pour que le juge accorde un arrêt des procédures, il doit être clair que les longs délais ne sont pas imputables à l'accusé. La juge Johanne St-Gelais a donc avisé Me Jonathan Boivin, l'avocat de M. Lafortune, que celui-ci aura tout un travail à faire. En effet, il devra évaluer minutieusement, parmi plus de 200 requêtes présentées depuis les sept années que dure le procès, lesquelles sont la responsabilité de la Couronne et lesquelles sont plutôt imputables à l'accusé. C'est pourquoi le dépôt de cette requête en arrêt des procédures a été reporté en septembre prochain.

Le coaccusé de M. Lafortune Jerry Purdy a déjà bénéficié d'une peine réduite, l'arrêt Jordan aidant. Pour MM. Robert Amato, Guy Drouin et Daniel Lafond, les autres coaccusés, la juge a aussi tenu compte des longs délais afin d'alléger leur peine. M. Amato purge de 16 mois de prison, dont dix sont déjà écoulés. M. Drouin doit purger six mois dans la collectivité. M. Lafond s'en est tiré avec le temps derrière les barreaux qu'il a effectués pendant sa détention préventive. Enfin, M. Purdy n'écope que d'une probation.