Me Antoine Guilmain a quitté Montréal et s'est envolé pour New York
Me Antoine Guilmain a quitté Montréal et s'est envolé pour New York
Au début du mois d'août, Me Antoine Guilmain a quitté Montréal et s'est envolé pour New York. Pas pour ses vacances : il va plutôt y terminer les deux derniers chapitres de sa thèse de doctorat, en plus de suivre des cours sur la vie privée en droit américain. Il sera de retour en décembre, pour commencer à temps plein chez Fasken Martineau. Il intégrera le groupe de droit du travail et le sous-groupe de protection de la vie privée.

Deux raisons l’ont poussé à choisir Fasken : l’excellence du cabinet dans des domaines variés, et particulièrement en technologies de l’information, ainsi que la volonté de la firme de faire un pari en le choisissant, lui qui avait un parcours atypique.

D'ici là, ce sont donc de 50 à 60 heures par semaine, sans compter ses lectures, que Me Guilmain devra investir dans son ouvrage : Le principe de proportionnalité à l'aube des technologies de l'information. Il travaille donc intensément avec le Nouveau Code de procédure civile (NCPC) et la Loi concernant le cadre juridique des technologies de l’information.

« Quand un juge a à rendre une décision concernant l'utilisation d'une preuve technologique, il doit soupeser certains critères, explique-t-il à Droit-inc. Et mon but est de définir en quoi le principe de proportionnalité en droit peut réguler l'utilisation des technologies de l’information ».

Mais il n’y a pas que son labeur qui occupe ses journées : il prend aussi d’une heure à une heure trente par jour pour faire du sport, et principalement du triathlon. Il s’entraîne d’ailleurs pour une compétition de triathlon qui aura lieu en octobre.

Hâte de se lancer!

Alors qu'il est à peine âgé de 25 ans, il a déjà un doctorat en poche et fera en 2017 son entrée sur le marché du travail. Pour lui, il était temps : « j’ai sauté quelques années, alors je n’avais que 20 ans quand j’ai fini ma maîtrise. Pour moi, il était alors trop tôt pour commencer à travailler », relate-t-il. Mais à présent, il a hâte de se lancer. « Le NCPC est resté trop longtemps sur ma table de chevet », déclare-t-il à la blague.

Des livres plus légers le remplaceront-ils? Certainement pas! Il a l’intention de lire Fortune de France de Robert Merle, un récit sur l’histoire de la France et de l’Europe, et les mémoires du prince de Talleyrand.

De plus, Me Guilmain est passionné de voyages. Son doctorat, d’ailleurs, lui a permis de voyager beaucoup, et de rencontrer nombre de chercheurs. Lui-même originaire de France, Me Guilmain est arrivé au Québec après avoir terminé sa licence en droit à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Ici, il a fait sa maîtrise en droit des affaires à l’Université de Montréal, où il a d’ailleurs eu la piqûre pour les technologies de l’information. Il réalise à présent son doctorat en cotutelle avec les Universités de Montréal et de la Sorbonne.

Bientôt au Népal!

Dans un avenir rapproché, Me Guilmain a également l’intention de partir au Népal
Dans un avenir rapproché, Me Guilmain a également l’intention de partir au Népal
Dans un avenir rapproché, il a également l’intention de partir au Népal, pour faire du trekking : en effet, il compte se lancer sur le circuit Annapurna, une route d’une centaine de kilomètres. Il souhaite aussi visiter le Japon, pour des raisons culturelles.

Revenant sur la rédaction de sa thèse, il déclare que le plus difficile, c’est la solitude pendant le processus. « Le monde des avocats est dynamique, et on voit des clients, des collègues. C’est un monde de délais : tout doit être fait dans un laps de temps précis. »

Selon lui, le doctorat, c’est l’inverse. « On se fixe soi-même les délais et on est seul, c’est une sorte de traversée du désert. On dit alors que le moment où on remet notre thèse équivaut à trouver enfin un oasis...».