Le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin
Le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin
« Soyons confiants : demandons plus à nos institutions, mais ne les rejetons pas. La situation est préoccupante, mais nous nous en sortirons », déclare le bâtonnier du Québec, Me Paul-Matthieu Grondin, par voie de communiqué.

Il réagit ainsi à l’arrestation du parlementaire Guy Ouellette par l’Unité permanente anticorruption (UPAC), la semaine dernière, et ses répercussions à l’Assemblée nationale.

« Il faut reconnaître que l’arrestation d’un élu siégeant à l’Assemblée nationale n’a rien de banal, a fortiori lorsque ce parlementaire préside une commission parlementaire chargée de l’étude d’un projet de loi visant notamment la structure policière qui procède à son arrestation », a dit Me Grondin. Le Barreau du Québec réitère sa confiance dans les institutions et « souhaite qu’on puisse aborder les questionnements fondamentaux sur celles-ci dans la sérénité et sans précipitation ».

Le parlementaire Guy Ouellette
Le parlementaire Guy Ouellette
Le bâtonnier estime qu’il ne faut pas céder à la pression de formuler « à toute vitesse » des solutions alors que tant d’éléments manquent encore pour comprendre une situation qui mérite une réflexion en profondeur « afin d’adopter les solutions et les balises qui s’imposent », précise-t-il.

Me Grondin en appelle à une réflexion « constructive » sur les mécanismes de surveillance d’organismes tels que l’UPAC et offre, pour ce faire, l’expertise… du Barreau.