Me Conrad Lord représente Alexandre Coderre
Me Conrad Lord représente Alexandre Coderre
Denis Coderre estime que son fils mérite les conséquences de ses actes, mais pas un casier judiciaire, rapporte Le Journal de Montréal.

Alexandre Coderre, 22 ans, attend sa sentence pour fraude, méfait, et pour avoir menti aux policiers lors d’une enquête criminelle en 2016.

Il est représenté par Me Conrad Lord, un avocat de Saint-Lambert.

Accompagné de ses parents, il s’est présenté hier au palais de justice de Montréal. À l’époque des faits, il souffrait de cyberdépendance et avait effectué plusieurs achats sur internet avec des cartes de crédit, avant de faire croire qu’il était victime d’une fraude.

Denis Coderre, alors maire de Montréal, le croyait victime d’usurpation d’identité. Il s’est alors rendu à la police. Une enquête a été ouverte, mais Alexandre Coderre s’est empêtré dans son mensonge.

« C’était devenu hors de contrôle, j’avais peur des réactions de ma famille et de l’impact que ça aurait, car mon père était maire », a témoigné Alexandre Coderre, lundi.

Depuis les événements, le jeune homme a remboursé une partie de l’argent fraudé grâce au salaire qu’il perçoit en tant qu’employé dans une épicerie.

À terme, il souhaite devenir journaliste sportif et donc voyager aux États-Unis. Son avocat assure qu’une absolution et des travaux communautaires seraient appropriés.

« Je ne suis pas maire, mais père », a dit M. Coderre à la cour, en se présentant comme « chômeur » pour l’instant. Il a ajouté que son fils avait « vraiment cheminé ».

La Couronne est d’accord pour que le jeune Coderre effectue des travaux communautaires, mais Me Fannie Turcot s’oppose à l’absence de casier judiciaire et recommande un sursis de peine assortie d’une probation.

La juge Sylvie Durand rendra sa décision en avril.