Véronique Roy répond aux questions des étudiants
Véronique Roy répond aux questions des étudiants
Le cabinet Langlois a accepté que Droit-inc suive de l'intérieur la journée carrière au Centre Mont-Royal à laquelle il participait, vendredi. On s'est donc retrouvé côté avocat, face aux étudiants venus chercher leur futur lieu de stage.

Sept places à combler

Derrière le kiosque au couleur du cabinet - gris et jaune - , cinq avocats sont venus représenter Langlois. Sur la table, quelques dépliants de présentations et quelques cartes d'affaires à distribuer. Pour 2019, la cabinet ne recrute qu'un stagiaire (les cinq autres ont déjà été trouvés), six pour 2020. Il y a donc quelques places à prendre.

Contrairement à d'autres cabinets qui imposent aux étudiants de passer un certain temps dans tel ou tel groupe de travail, ceux qui choisiront Langlois recevront la même semaine, des mandats différents.

« Nous ne fonctionnons pas avec le modèle de rotation, nous voulons leur donner l'opportunité de toquer aux portes », explique Me Véronique Roy.

« Cela peut leur permettre de se diriger plus rapidement vers le domaine du droit qui les intéresse le plus. Mais attention, nous nous assurons tout de même qu'ils voient un peu de tout durant leur stage », explique Me Michèle Bédard, responsable recrutement et avocate associée.

Me Vincent Plante, spécialement venu du bureau de Québec
Me Vincent Plante, spécialement venu du bureau de Québec
À peine son nom accroché autour du coup, Véronique Roy reçoit la visite d'une étudiante qui vient de McGill. « Oh ! Moi aussi j'étais à McGill », lance Me Roy. En face d'elle, la jeune femme semble à l'aise mais garde son calme. Elle s'inquiète du fait qu'elle soit anglophone. Pourtant, son français - parlé du moins - est impeccable.

« En ce qui me concerne, la moitié de ma pratique se fait en anglais », explique Me Roy pour rassurer la jeune femme.

Derrière elle, d'autres attendent sagement leur tour et resserrent leur nœud de cravate. Un étudiant de l'UQÀM prend sa chance et s'approche. Si chacun a sa tactique pour engager la discussion, celui-ci a décidé de flatter l'égo de l'avocate. « Je tenais tout d'abord à vous dire que vous avez vraiment un beau branding », dit-il.

Il enchaîne : « alors… parlez-moi un peu de vous... ». La question a de quoi étonner. Me Roy s'attend plutôt à ce que les étudiants qui viennent à son kiosque soient déjà au courant des services offerts par le cabinet. Pas sûr que celui-ci l'aura convaincu…

Des avocats bombardés de questions

Félix Bernard de Langlois répond aux questions des étudiants
Félix Bernard de Langlois répond aux questions des étudiants
De part et d'autres du kiosque, les collègues de Me Roy n'ont pas de répit non plus. Mes Vincent Plante, spécialement venu du bureau de Québec et Félix Bernard sont eux aussi très sollicités et bombardés de questions.

« Je les trouve hyper préparés, ils sont plus directs qu'il y a quelques années », raconte Me Bernard, qui a à peine de temps de prendre une gorgée d'eau entre deux entrevues express. Il faut dire que la chaleur dans le Centre Mont-Royal est presque insoutenable. Ceux venus en veston le regrettent sûrement...

Pendant ce temps, Me Roy rencontre une jeune femme de l'Université de Montréal. Enjouée et avenante, piercing au nez et sac à dos, elle tranche avec le style de la plupart de ses camarades venus aujourd'hui vendre leurs talents au plus offrant.

Après avoir habillement montré qu'elle a fait plus qu'un rapide tour sur le site internet du cabinet elle demande : « il y a une rumeur qui court… est-ce qu'il y a vraiment plus de femmes que d'hommes chez Langlois ? »

Véronique Roy ne s'attendait pas à ça, mais semble agréablement surprise par l'intérêt réel que démontre la jeune étudiante de l'UdeM.

D’autres arrivent en binôme. Peut-être pour se donner un peu de courage. Comme ces deux greffières d'audience venues de l'Université d'Ottawa qui ont repris des études. « Votre parcours est super intéressant », lâche Me Roy qui n'hésite pas à donner sa carte d'affaires à qui veut.

Pour elle, si les notes sont importantes, elle explique que le CV des étudiants se regardent dans son ensemble : la lettre de présentation, le parcours, les engagements dans des organismes communautaires, etc.

Comme pour prouver leur intérêt, des étudiants sont même venus avec un calepin et prennent des notes.

« Vous êtes dans l'entente pour la course aux stages ? », « Quel est votre processus de recrutement ? », « Avez-vous un système de rotation ? »… L'après-midi est intense pour les étudiants comme les avocats qui répètent leurs explications, toujours avec le sourire.

Me Plante avoue avoir rencontré quelques étudiants au profil intéressant. Ceux-là, sont assurés d'avoir des nouvelles du cabinet sous peu...