Emily Liao devra verser cette somme à une agence de planification de mariage après avoir déclenché un torrent de commentaires diffamatoires
Emily Liao devra verser cette somme à une agence de planification de mariage après avoir déclenché un torrent de commentaires diffamatoires
Le jugement a été rendu par la Cour suprême, en Colombie-Britannique. Il stipule que les commentaires ont attaqué l’intégrité, l’éthique et la réputation d’Amara Wedding et de sa propriétaire, Kitty Chan.

La décision a été rendue le 22 février par le juge Gordon Weatherhill, rapportent plusieurs médias. Il y explique qu’Emily Liao, la mariée et défenderesse, imaginait à tort qu’Amara Wedding était une entreprise corrompue. Mme Liao a ensuite utilisé internet pour que ses opinions soient diffusées dans le but de causer le plus de dommages possible à Mme Chan et son entreprise.

« Cette volonté a été couronnée de succès », dit le juge qui ajoute que cette affaire illustre parfaitement les dangers d’utiliser internet pour publier des informations sans tenir compte de leur exactitude.

En effet, Amara Wedding a licencié ses employés et a fermé en janvier 2017.

« Non seulement les clients potentiels ont choisi de rester loin de nous, mais les photographes et autres professionnels du mariage ne voulaient pas travailler avec nous », a déclaré Mme Chan.

Mme Liao a embauché Mme Chan pour photographier son mariage qui a eu lieu le 4 juillet 2015 pour plus de 6 000 dollars. Mais quelques jours avant le mariage, la mariée a demandé à ce que ce soit Mme Chan elle-même qui prenne les photos. Or, cela ne faisant pas partie du contrat. C’était un autre photographe professionnel qui devait le faire.

Le couple a accepté, les photos ont été prises, mais il n’a pas payé son dû pour le service. Mme Chan a alors décidé de garder les photos jusqu’à ce que le couple verse la totalité du montant demandé.

Une première action en justice avait alors donné raison à Mme Chan en 2016.

Mais avant, Mme Liao avait commencé à publier sur internet des commentaires désobligeants sur des blogues en anglais et en chinois, sur des forums et sur les réseaux sociaux : Facebook, VanPeople, Wechat ou encore Blogger.

Elle y disait qu’Amara Wedding est une escroquerie, qui a des pratiques déloyales et mensongères, qu’elle force ses clients à conclure des contrats avant de les falsifier, etc.

Pour elle, ces commentaires étaient fondés et d’intérêt public.

Mais le juge Weatherill dit que Mme Liao n'a pas réussi à prouver que ses déclarations étaient vraies.

« Mme Liao et ceux qui pensent qu’il est acceptable d’utiliser Internet comme un moyen d’évacuer leurs frustrations doivent prendre conscience qu’il y aura des conséquences si leurs publications sont diffamatoires », dit le juge Weatherill.