De gauche à droite et de haut en bas : Robert Marcil, Frank Zampino, Cosmo Maciocia et Bernard Trépanier
De gauche à droite et de haut en bas : Robert Marcil, Frank Zampino, Cosmo Maciocia et Bernard Trépanier
La Ville de Montréal se tourne vers la justice pour réclamer 4,5 millions de dollars à six personnes. La poursuite a été déposée cette semaine devant la Cour supérieure du Québec.

Elle vise la firme de génie Aecom, anciennement Tecsult, ainsi que six personnes, dont l'ex-président du comité exécutif Frank Zampino et l'ancien directeur du financement d'Union Montréal Bernard Trépanier.

L'ancien maire de Rivière-des-Prairies–Pointe-aux-Trembles Cosmo Maciocia et l'ex-directeur des travaux publics de la Ville Robert Marcil sont également poursuivis, de même que les anciens dirigeants de Tecsult Luc Benoit et Pierre Asselin__.

La Ville réclame que la firme Aecom et les six défendeurs soient tenus de payer solidairement la somme de 4,5 millions de dollars.

Selon nos sources, ces six défendeurs ne se sont pas prévalus du programme de remboursement volontaire (PRV), qui a permis à la Ville de récupérer un peu plus de 31 millions de dollars payés injustement lors de l'octroi de contrats publics.

La mairesse de Montréal, Valérie Plante
La mairesse de Montréal, Valérie Plante
« Vous savez, ce n'est pas une démarche qu'on prend à la légère, a indiqué la mairesse Valérie Plante, vendredi matin. Il faut savoir que la décision, c'est mon administration qui l'a prise, mais la Ville travaille sur ce dossier depuis longtemps. Depuis la commission Charbonneau, elle a accumulé des preuves, accumulé des documents, alors on a vraiment de la documentation solide et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on est confiants de pouvoir récupérer l'argent qui a été volé aux Montréalais. »

« Je considère que les Montréalais comptent sur nous, comme administration, (pour) aller chercher ce qui leur a été pris », a déclaré Valérie Plante, mairesse de Montréal.

Mme Plante ne craint pas que le dossier aille jusqu'en Cour suprême.

« Ce n'est pas le désir, ce n'est pas le souhait », a-t-elle annoncé, ajoutant cependant que son administration s'est assurée de la solidité du dossier avant de déposer la poursuite. « On a travaillé étroitement avec le contentieux, qui nous a dit : "C'est bon, on est prêt". »